LB aka Labat : retour sur l’ascension fulgurante d’un petit prodige des platines

Écrit par Maxime Jacob
Photo de couverture : ©NTS Radio
Le 21.11.2019, à 12h39
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Écrit par Maxime Jacob
Photo de couverture : ©NTS Radio
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Le 25 janvier prochain, le prodige LB aka Labat présentera son live à l’occasion d’une soirée en partenariat avec le festival orléanais Fusion Estivale. Il sera épaulé par Kosh, fer de lance de l’électro marocain.

Un mercredi soir d’hiver 2015, sur les coups de 23h. Dans les Pentes de Croix-Rousse, à Lyon, la buée se condense contre les vitres du Café Galerie. L’entrée est gratuite et le physio est peu regardant. Au bar, on sert sans discontinuer de la bière dans des gobelets à des clients qui hurlent, fument des cigarettes et commencent à taper du pied sur le carrelage. Aux platines, le nouveau résident s’appelle Baptistin aka LB aka Labat. Il sort de son bac des 45 tours de soul, du raregroove de Motown et de Philly, des classiques house de Detroit. À 22 ans, le jeune prodige lyonnais importé de Strasbourg attire sur le petit dancefloor tout ce que la ville compte d’amateurs de funk et de disco : Pablo Valentino passe une tête, Sacha Mambo s’accoude au bar et l’équipe du disquaire Groovedge se répand dans toute la pièce. 

Depuis, Labat a fait son chemin. Après avoir sorti des EP chez BFDM en 2015, le jeune français brille avec Disques Solaires, premier LP sorti sur Groovedge en 2017, joué notamment par Moodymann. Conséquence : le nom de Labat se chuchote bien au-delà des frontières lyonnaises. En 2017, avec son associé Pollow, le Croix-roussien établit son propre label, Alélah records, et développe un live à la MPC pour une tournée à travers la France. En quelques années, le son de Labat se précise pour s’apparenter à celui des producteurs du Michigan influencés par Théo Parrish ou Gemini. Une deep house analogique dont les samples de soul saturés viennent remuer l’âme des danseurs. Depuis la rentrée 2019, LB aka Labat s’est vu confier une résidence dans le très prestigieux club Djoon, rendez-vous auxquels il convie ses héros, de FunkinEven à Marcellus Pittman.

Son nouveau live, développé en 2019 et intitulé 1993 Elevation, sera présenté à Orléans le 25 janvier prochain. 

⏺ LIVE : LB aka LABAT – 1993 ElevationLe chauffeur de MPC et vinyles collector LB aka LABAT se lance dans une tournée…

Publiée par Trax Magazine sur Mercredi 21 novembre 2018

L’événement sera également l’occasion de présenter Kosh au public orléanais. Avec son label Casa Voyager, le producteur de Casablanca inscrit peu à peu le Maroc sur la carte de la dance music mondiale. Les influences du DJ ne sont pas à chercher du côté de la musique traditionnelle de son pays, mais plutôt dans la galaxie Detroit : son dernier EP sur le label marocain propose une electro profonde et mâtinée de funk, inspirée par Drexciya, ERP ou encore The Egyptian Lover

Partenaire de la soirée, le festival Fusion Estivale, qui rassemble les collectifs orléanais Tarmac 3000 et Splitzer, n’a qu’une édition à son actif mais compte bien s’imposer comme le rendez-vous incontournable des cultures électroniques dans le Loiret. Sa précédente édition a réuni Cabanne, Lowris, Folamour et Mézigue sur la scène d’un open air installé dans le jardin de l’Évêché. La Club Trax du 25 janvier permettra au collectif de lancer l’édition 2020 du festival : « le public aura accès en exclusivité à la programmation du festival ainsi qu’à des tarifs préférentiels », explique Simon Gauthier, membre de l’organisation. À noter que cette année, des événements off seront à prévoir, avec une soirée d’ouverture faisant la part belle aux DJs locaux et un after officiel le samedi.

Ouverture de la billetterie le 2 décembre 2019. Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook de l’évènement.

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