Brest : Astropolis 2020 s’ouvre vers la mer avec deux nouvelles scènes les pieds dans l’eau

Écrit par Jean Paul Deniaud
Photo de couverture : ©Julia Allio
Le 25.03.2020, à 16h08
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©Julia Allio
Écrit par Jean Paul Deniaud
Photo de couverture : ©Julia Allio
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Le plus ancien festival de musiques électroniques de France revient du 1er au 5 juillet à Brest. Au menu, une programmation de grands amis de la main et des stars montantes des platines. Et une belle ouverture vers la mer avec before et open air les pieds dans l’eau.

En ces temps de confinement et de solitude, la promesse d’un week-end de danse en plein air face à la mer a de quoi faire saliver. L’annonce du programme de la 26ème édition du festival Astropolis, du 1er au 5 juillet à Brest, arrive donc à point nommé. D’autant que cette année, le plus ancien festival de musiques électroniques de France se tourne plus encore vers les flots. « On a cette chance d’avoir une vue panoramique sur la mer, l’incontournable esplanade Beau Rivage qui surplombe la rade », explique Jessica Bert, responsable de la communication d’Astropolis, « nous y ferons à nouveau les open air en journée. » 

Cette année, le festival inclut aussi deux nouveaux lieux près de l’eau : le Polder près du port de Plaisance, et l’anse de l’Auberlac’h. « Le premier est un nouveau lieu de promenade qui n’a pas encore été exploité, le second est un lieu idyllique à Plougastel. Il y aura des traversées de la rade pour rejoindre ce petit before organisé les pieds dans l’eau. Cette ouverture vers la mer est assez inédite pour un festival urbain. » Elle signe aussi la volonté de rassembler à la fois un public familial et les ravers en préparation pour les nuits.

Puissance et découvertes

Car celles-ci sont encore en grande forme cette année. Coup d’envoi dès le jeudi 2 juillet avec une soirée en partenariat avec le festival féministe Les femmes s’en mêlent, pour un live de Lucie Antunes dans un lieu tenu secret. « Peu de Brestois ont pu découvrir ce lieu de l’intérieur, alors qu’ils le connaissent très bien ! » se réjouit d’avance Jessica Bert. Le vendredi, l’historique cabaret Vauban et le célèbre club du port La Suite ouvrent les hostilités avec deux soirées musclées. On y croisera les DJ Rebekah, Phase Fatale et Identified Patient pour des sets et live techno sans concession, et les boucles psychédéliques des excellents DJ néerlandais Mad Miran et Interstellar Funk pour décoller gentiment.

La grande soirée du samedi, à l’immortel Manoir de Keroual, promet la réunion des grands amis du festival. Le grand chapiteau Astrofloor sera ainsi confié à l’unique Laurent Garnier. On l’imagine déjà accompagner le lever du soleil jusqu’à 7h30 du matin, après avoir vu jouer au même endroit Rone en live et le co-fondateur de Kompakt Michael Mayer. « C’est très fort pour nous d’avoir ces trois artistes sur une même scène, commente Jessica Bert. Nous avons construit avec eux un lien fort, les voir réunis à la maison, ça nous fait chaud au coeur.» Sur scène également, le duo techno français qui grimpe KAS:ST (ils sortaient cette semaine le nouvel EP en écoute libre, en soutien aux confinés) et la DJ indus SPFDJ pour secouer tout le monde.

Entre les vielles pierre du château, la Cour sera la capitale du groove pendant le week-end. On y verra l’explosif B2B Octo Octa et Eris Drew, couple à la ville comme à la scène, qui n’a de cesse de bouleverser les dancefloors avec ses sets disco-acid-house irrésistibles. La prometteuse DJ canadienne Peach et la figure montante de la scène UK Sherelle devraient à nouveau mettre tout le monde d’accord, tout comme le trublion de la house française Mézigue. 

La Cour entre les pierres du Manoir de Keroual (2018).

L’immanquable scène hardcore, programmée comme chaque année par Manu le Malin, s’ouvre cette année à la techno massive du jeune loup français I Hate Models. La légende du breakcore Hellfish est l’invité d’honneur de la tente du Malin, accompagnée des légendes de l’acid techno Chris Liberator et Sterling Moss en back-to-back, et du duo féminin du speedcore Mouse & No Name pour un live spécialement écrit pour Astropolis.

Le dimanche, rendez-vous à nouveau au Cabaret Vauban pour terminer le week-end avec l’hurluberlu Partiboi69, phénomène aussi déjanté qu’exceptionnel aux platines, les boucles de la jeune australienne Juicy Romance, avant de terminer avec l’immanquable The Driver pour clore le bal. Une nuit de découvertes, de fun et de classics, à l’image finalement du grand rendez-vous brestois, depuis 26 ans maintenant.

Plus d’informations et billetterie sur l’événement Facebook et sur le site du festival.

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