Laser game sur fond de tech-house : bienvenue au Big Bang Festival

Écrit par François Brulé
Le 18.10.2016, à 10h24
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©Maxime Chermat
Écrit par François Brulé
Vendredi 14 et samedi 15 octobre, le Big Bang Festival fêtait son quatrième anniversaire aux Docks de Paris. À cette occasion, l’équipe du Marvellous Island avait investi deux des hangars du site d’Aubervilliers. Avec un line-up composé de Sam Paganini, Boris Brejcha, Ann Clue ou encore Petre Inspirescu, une scénographie à la pointe et une organisation bien rodée, le Big Bang s’assurait un succès minimum.

Vendredi, 23h, le duo Blond:ish accueille les festivaliers du Big Bang dans un Lunar Stage qui peine à entrer en fusion. Dans l’autre salle, le tant attendu Enrico Sangiuliano finit son b2b avec Secret Cinema, tandis qu’Egbert s’apprête à commencer son live. Le hollandais joue avec ses machines et FL Studio pour balancer sa techno progressive dans l’univers cosmique du Gravity Stage. 

Un univers dans lequel on se laisse aspirer facilement tant la décoration des deux salles est impressionnante. Si l’objectif de l’équipe du Marvellous Island était de nous amener dans un univers spatial, la mission est accomplie : des murs aux plafonds en passant par les lumières projetées depuis la scène, on se croirait presque sur une autre planète. Une sensation que l’on doit aussi au gros boulot en amont des VJs STV Visuals et COTE sur tout le week-end.

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Après ce tour de chauffe, place aux grosses pointures du line-up d’entrer dans la danse interstellaire. Pendant que Reset Robot s’occupe du Lunar, c’est Sam Paganini qui ferme les portes du Gravity Stage dans une ambiance de feu. Le DJ italien se garde bien des folies, puisqu’il suit une recette plutôt simple composée de longs drops aux kicks très lourds. Ce qui ne manque pas de faire plaisir aux 5 000 personnes présentes pour ce premier soir.

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Samedi soir, il a fallu un peu plus de temps pour que les festivaliers montent à bord du vaisseau Big Bang. En attendant Ann Clue, la première artiste de la soirée qui mérite vraiment le détour, quoi de mieux qu’un laser game pour se mettre en jambes ? Même si la file d’attente est longue, l’animation vaut le coup. Le genre de défouloir auquel on ne pense pas assez en festival.

Le Gravity Stage affiche ce soir les couleurs de l’Allemagne, avec une Ann Clue qui propose un set efficace, sans toutefois émerveiller les foules. De quoi inaugurer le closing de son comparse masqué, pour qui elle s’improvise même chauffeuse de salle.

La Lunar Stage, quant à elle, affichait les couleurs de la Roumanie avec Suciu, Petre Inspirescu et Cristi Cons & Vlad Caia en tête de file. Les trois DJs ont fini la nuit avec leur tech-house habituelle. Pendant ce temps, Boris Brejcha assurait le closing dans une Gravity Stage pleine à craquer. Avec 10 500 festivaliers, les organisateurs tirent un bilan positif de ces deux jours.

Si l’on pouvait parfois se prendre un coup de vieux au sein du public et que l’on aurait souhaiter un peu plus de risque dans la programmation, on retiendra surtout l’impressionnante scénographie proposée pendant ces deux nuits aux Docks de Paris, qui, couplée à l’ambiance bon enfant permise par l’excellente organisation du festival, nous a réellement transporté sur une autre planète.

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