Larry Heard et Robert Owens réclament 1 million de dollars à Trax Records

Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©D.R.
Le 26.06.2020, à 12h58
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Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©D.R.
Trax Records, l’iconique label de house de Chicago, est actuellement au cœur d’une affaire de redevances, alors que deux des artistes qui ont fait sa gloire, Larry Heard et Robert Owens, se plaignent de n’avoir pas touché leur dû.

Les artistes de Chicago Larry Heard et Robert Owens qui forment le duo Fingers Inc. sont actuellement en procès contre le label de house Trax. Les deux musiciens reprochent au label mythique de ne pas avoir payé correctement les redevances sur des disques comme Bring Down The Walls ou encore Washing Machine, deux des plus grands EP de house jamais produits.

Selon la plainte déposée par les artistes : « au cours des décennies qui se sont écoulées depuis le début de l’exploitation des œuvres musicales créées par Larry Heard et/ou Robert Owens, ni Heard ni Owens n’ont été correctement rémunérés pour la grande valeur du travail musical de chacun ». Et les dommages sont estimés à pas moins de 150 000 dollars par oeuvre contestée, pour un total avoisinant le million de dollars, selon le média spécialisé MusicBusinessWorldwide.

Trax Records est connu pour avoir sorti les premiers morceaux de house music à Chicago, au milieu des années 1980. Lancé à Chicago par Larry Sherman, Jesse Saunders et “Screamin'”Rachel Cain, le label au macaron rouge a marqué profondément l’histoire de la dance music. Le succès de Trax records n’a toutefois pas pu faire oublier les roublardises de Larry Sherman, accusé depuis longtemps de ne pas avoir rémunéré les artistes qu’il avait signé à leur juste valeur. Le patron du label était décédé le 9 avril dernier.

L’affaire est cette fois portée devant les tribunaux par la société TaP Music, qui finance en partie l’action en justice des deux musiciens. Selon Billboard, ils sont « ravis de pouvoir soutenir leur plainte contre Trax Records qui s’est comporté de manière abominable au fil des années envers de nombreux artistes signés chez eux ». Ils proposent même à tous les artistes concernés de les contacter pour pouvoir constituer une action collective.

De son côté, l’avocat de Rachel Cain, désormais à la tête du label, a évoqué un litige avec un investisseur canadien, Casablanca, qui les empêcherait de pouvoir payer convenablement les droits et les licences de musique. Rachel Cain affirme se battre depuis longtemps pour que les artistes soient payés, sans succès.

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