La Réunion : la toute première fabrique de vinyles de l’île a ouvert ses portes

Écrit par Erwan Lecoup
Photo de couverture : ©Mikael Thuillier
Le 24.01.2020, à 17h15
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©Mikael Thuillier
Écrit par Erwan Lecoup
Photo de couverture : ©Mikael Thuillier
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Un couple de Français a récemment tenté le pari fou d’ouvrir le premier atelier de pressage de vinyles sur l’île de la Réunion, dans l’Océan Indien. Du mastering à la gravure, RunRun Records s’occupe de toute la production des disques, mais également de leur distribution via des disquaires indépendants.

Depuis fin 2019, Florence et Antoine, deux passioné·e·s de musique, ont ouvert le premier atelier de pressage de disques vinyles de l’île de la Réunion. Basé sur à Saint-Pierre, et doté d’un équipement Newbilt Machinery neuf et moderne, RunRun Records vient pallier à un vide puisqu’il est la seule unité de production de la zone Afrique/Océan Indien. Du mastering à la gravure microsillon, la petite entreprise s’occupe de toutes les étapes de fabrication des disques, sur des créations locales allant du rock au punk, en passant par la musique électronique, comme les « styles traditionnels maloya et séga », très demandés selon Florence.

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Florence et Antoine
©Mikael Thuillier

À contrario des grosses presses à haut rendement, RunRun souhaite proposer une offre de gravure à l’unité ou en très petite série – appelée communément dubplate – et accepte des devis à partir d’un minimum de 100 exemplaires. Ces conditions permettent un délai de production rapide et efficace, avoisinant les 6 à 7 semaines, notamment pour des exports en Afrique du Sud, sur l’île Maurice ou encore Madagascar. Outre la presse vinyle, RunRun Records possède également son circuit de distribution, avec un réseau de disquaires indépendants qui font office de relais pour ces vinyles en provenance de l’hémisphère sud.

C’est en 2017, que le couple musicalement intégré à la ville de Bordeaux, revient à la Réunion et décide de se lancer dans l’aventure qu’on leur décrit souvent comme « atypique, audacieuse ou originale », de faire revivre le vinyle dans l’Océan Indien. C’est sur les conseils et le soutien de la Manufacture de Vinyles d’Annecy en France, que Florence et Antoine ont obtenu ce « transfert de savoir-faire » de fabrication de disques vinyle. En notant que la dernière presse du continent africain a fermé au début des années 2010, et que les presses de Madagascar ont arrêté leur production il y a plus de 20 ans, l’entreprise permet de faire revivre et développer les richesses musicales de l’île et de la région.

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