La planète Terre n’a jamais été aussi silencieuse que pendant le confinement, d’après une étude

Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©chairulfajar
Le 30.07.2020, à 14h54
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Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©chairulfajar
Confinement rime avec silence. Un arrêt de nombreuses activités humaines a en ainsi engendré un changement d’environnement sonore, et une réduction du bruit sans précédent depuis que les appareils de mesure existent.

Certains l’ont passé dans l’agitation, d’autres dans le silence. Mais à l’échelle de la planète, le confinement a en tout cas réduit considérablement le bruit. Selon une étude publiée par Science Magazine, le bruit humain aurait été diminué de moitié au cours des mois d’isolement.

L’analyse a été faite sur les données de près de 300 stations sismiques qui ont mesuré le bruit engendré par les activités de l’être humain. Selon les scientifiques il s’agirait de la période la plus calme mesurée depuis l’existence des appareils de mesure. Conséquence de l’arrêt de nombreuses activités humaines tels que les mouvements, les transports ou les constructions.

Données de mesure du bruit pendant le confinement à Singapour.

Cris d’oiseaux

Afin de se rendre compte concrètement de l’ampleur de ces changements pendant la confinement, le Senseable City Lab, un laboratoire américain dépendant du MIT, a étudié l’environnement sonore des parcs de cinq villes à travers le monde : San Francisco, New York, Londres, Milan et Singapour. Dans la plupart de ces grandes villes, d’ordinaire très polluées par les bruits citadins, il est ressorti une prévalence nouvelle… des bruits d’oiseaux. Une carte interactive a ensuite été réalisée avec ces données, permettant de se promener de ville en ville et d’en observer les variations.

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