Déprogrammation de Koba LaD : les festivals condamnent ses propos homophobes

Écrit par Jean Gueguen
Photo de couverture : ©D.R.
Le 20.02.2020, à 14h12
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Écrit par Jean Gueguen
Photo de couverture : ©D.R.
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Koba LaD, le jeune rappeur français originaire d’Évry, a été déprogrammé de plusieurs grands festivals après des propos homophobes tenus sur les réseaux sociaux. Il y félicitait un père de famille d’avoir assassiné son fils homosexuel…

Le Main Square, Garorock, VYV, Dour, La Cité musicale, Marsatac ou encore We Love Green. Ce sont autant de grands festivals qui ont condamné la maladresse homophobe du rappeur Koba LaD en le rayant de leur programmation. Le week-end dernier, l’auteur de “Train de vie” et “RR 9.1” a commis la bêtise de publier dans une story Snapchat une capture d’écran d’un vieil article de 2017 relatant comment un père de famille américain avait assassiné son fils de 14 ans parce qu’il était homosexuel. Loin d’en être révolté, le jeune rappeur de 19 ans félicite le père infanticide d’un « Bien joué » et de quelques emojis “serrage de main”.

Tollé général sur la toile, qui supporte de moins en moins, et à raison, ce genre de dérapages laissant entendre l’homophobie encore latente dans nos sociétés. Et les explications du rappeur n’arrangent rien, prétextant d’abord ne pas être l’auteur de ce snap, puis mettant cette maladresse sur le dos de sa « foncedé » (défonce) avant de clore la discussion par un éloquent « là je suis en vacances, arrêtez de me prendre la tête ».

Réactifs sur la question, plusieurs festivals font le choix de déprogrammer le rappeur. Ils expliquent cette décision au nom des principes de diversité, de tolérance et de bienveillance dont ils se réclament, « loin de tous propos et comportements discriminatoires » (Garorock). Car, ainsi que le rappelle le VYV festival de Dijon : « Maladresse ou conviction, il en va de la responsabilité d’un artiste populaire, quels que soient son âge et ses positions, de ne pas susciter par son comportement la haine à l’égard de l’autre ».

À bientôt 20 ans, les réseaux sociaux ont bâti le succès du rappeur. Vont-ils à présent en signer la fin ? En même temps, à une époque où les rappeurs parlent à l’oreille de la grande majorité des adolescents dans le monde, ne serait-il pas temps d’en finir avec l’homophobie délétère qui infeste encore trop souvent ce milieu ? À ce titre, on peut saluer les récents coming out de rappeurs américains tels Lil Nas X et Tyler The Creator.

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