Jeff Mills ressuscite son alias Millsart et promet deux nouveaux albums pour 2020

Écrit par Jean Gueguen
Photo de couverture : ©Jacob Khrist
Le 20.01.2020, à 11h31
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©Jacob Khrist
Écrit par Jean Gueguen
Photo de couverture : ©Jacob Khrist
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Le grand Jeff Mills vient d’annoncer via son label Axis Records le retour de son alias Millsart dont le dernier disque date de 2003. Un nouvel opus sortira le 31 janvier prochain et un autre est prévu pour le printemps 2020.

Axis Records a annoncé lundi dernier le retour de Jeff Mills sous un de ses anciens alias, Millsart. Grand architecte de l’histoire des musiques électroniques cherchant perpétuellement à faire du nouveau en ranimant l’ancien, comme pour lever le rideau sur les fondations d’une église dont la flèche tend aujourd’hui encore vers l’espace, Jeff Mills n’en est pas au premier projet qu’il ressuscite. L’été dernier, il rallumait les moteurs du projet live X-102 avec Mad Mike pour une date unique à Astropolis, tout en sortant sa série Director’s cut dans laquelle il proposait morceaux inédits, rares ou versions définitives de ses classiques. Et voilà qu’il promet le retour de Millsart avec deux nouveaux albums à paraître, le premier le 31 janvier prochain et un autre d’ici au printemps 2020.

Entre 2000 et 2003, le parrain de la techno from Detroit sortait quatre volumes d’une série intitulée Every Dog Has Its Day. Il y déploie une musique peut-être davantage tournée vers l’écoute, vers des expérimentations électroniques d’inspiration jazz ou ambient, mais où le groove et l’appel au corps de la house et de la techno n’est jamais loin. D’après les extraits d’ores et déjà disponibles à l’écoute ici, la direction artistique devrait être tout aussi spatiale dans le cinquième opus de la série, entre ambient proche de la BO de film de science-fiction, IDM et house atmosphérique. À l’heure où Jeff Mills est perçu par beaucoup comme un pape de cette église qu’il a participé à bâtir, le retour de cette série, dont le titre peut se traduire par “à chacun son heure de gloire”, est loin d’être anodin. Il signale peut-être par-là la victoire d’un underground bien décidé à caresser les étoiles.

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