À voir absolument : Jacques face à un psychanalyste pour une émission de télévision

Photo de couverture : ©Vice TV
Le 25.03.2020, à 17h22
02 MIN LI-
RE
©Vice TV
Photo de couverture : ©Vice TV
0 Partages
Le producteur Jacques a participé au dernier épisode de Thérapie, la série de Vice TV dans laquelle des artistes français s’entretiennent avec un psychanalyste. Riche en anecdotes et confidences, la vidéo de la séance est dores et déjà disponible en ligne.

La série de Vice TV Thérapie, dans laquelle le psychanalyste Fernando de Amorim s’entretien avec des artistes et musiciens français, reprend pour une deuxième saison. Pour ce premier épisode, c’est notre Jacques national qui occupe le divan pendant près d’une heure. À la fois loufoque et profonde, la discussion conduit le producteur à revenir sur différents aspects de sa vie et de sa carrière, de sa coupe de cheveux si célèbre à son obsession pour le vortex. L’épisode, comme l’intégralité de la saison 1, est disponible gratuitement sur le site de Canal+.

Jacques parle de l'ecstasy dans ses concerts

Jacques parle de la moralité et de la drogue dans ses concerts.THÉRAPIE. JEUDI. 22H. SUR VICE TV

Publiée par VICE TV sur Mardi 17 mars 2020

Après avoir évoqué sa jeunesse et ses débuts dans l’art, Jacques Auberger se penche sur la question de la moralité de son métier : « Tout ce que je fais en tant que musicien est légal. Mais est-ce que c’est vraiment moral ? ». Il aborde la question de la consommation d’alcool chez son public, à laquelle il admet contribuer, à contre-cœur. « Est-ce que je ferme les yeux ? Ça ne me ressemble pas. Je joue pour des gens qui ne se respectent pas, et je suis payé pour ça. » Sous les relances du thérapeute, c’est ensuite le système de l’industrie du spectacle qu’il remet en question, et dont il ne cache pas vouloir se retirer. « J’ai pas spécialement envie de sortir des disques. Complètement honnêtement, j’aimerais bien réussir à être heureux sans rien faire du tout. J’envisage ça par la méditation et l’entrainement de l’esprit », confie-t-il avant d’expliquer, plus tard, que c’est en partie ce qu’il est parti faire en s’installant au Maroc.

« Quand j’ai eu 12 ans, je me suis dit que j’avais envie de faire des choses différentes ». Cette différence, on le sait, Jacques la cultive dans sa musique, mais aussi dans son quotidien. Au cours de l’entretien, le psychanalyste intrigué lui demande d’expliquer l’origine de sa coiffure, désormais iconique. Le producteur raconte alors avoir voulu prendre le contre-pied de la mode des cheveux rasés sur les côtés, et de cultiver l’envie de se démarquer, de « participer à la promotion du contraire, de l’inverse ». Il en profite également pour aborder la question du regard des autres, qui semble l’affecter bien plus qu’on pourrait le penser. « Le regard des autres crée chez moi quelque chose de très négatif : la honte, l’inhibition. C’est un ennemi. Cette coiffure me fait honte. C’est comme un vaccin : si la honte est trop importante pour moi, je vais me faire une coiffure qui va me vacciner de la honte ».

Jacques termine l’entretien sur sa fascination pour le vortex et la création de son fameux “Centre National de Recherche du Vortex”. « Le vortex est un mouvement qui s’alimente lui-même, comme un tourbillon », définit-il avant d’admettre employer le terme une centaine de fois par jour. « On peut parler d’une obsession, non ? » Il explique que sa réflexion sur l’absurdité des choses l’a poussé à mener diverses expériences sur des objets : éclairer une lampe, couper un couteau, percer une perceuse… pour la simple beauté du geste. « Ça sert à rien d’un point de vue rationnel. Mais est-ce que faire quelque chose qui ne sert à rien, ce ne serait pas la meilleure façon de se retirer du grand vortex ? C’est peut-être là qu’intervient l’art, finalement… »

0 Partages

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant