[ITW] Le grand saut de CW/A aka Clockwork et Avatism

Écrit par Roxanne Gintz
Le 03.03.2015, à 13h17
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Écrit par Roxanne Gintz
Depuis qu’ils se sont retrouvés à jouer leur album respectif sur la scène du Sonar Barcelone en 2013, les deux potes d’enfance Clockwork (Francesco Leali) et Avatism (Thomas Feriero) forment le duo CW/A.

Ce projet les tannait depuis plusieurs années mais le timing n’avait jamais été de la partie. Enfin réunis, ils ont commencé par un premier EP chez Vakant en septembre dernier, Conducting The MethodsPuis ensuite, c’est le grand saut, ils créent leur label, Parachute Records.

À deux, ils produisent un nouveau genre d’électronique indéfinissable aux horizons divers et combinant les talents d’ingénieur du son de Thomas et ceux du conservatoire de musique de Francesco. À l’occasion hier de leur première signature sur leur propre label, l’EP Day Of Riddance avec les remixes de Lucy et Dario Zenker, nous les avons rencontrés le 14 février dernier lors de leur passage au N.A.M.E Festival au CENTQUATRE Paris.

“Ce que l’on veut c’est que les gens se disent « pourquoi » plutôt que « cool ».”

Puisqu’on est le jour de la St Valentin, parlez-nous de vous. Comment est née votre union, CW/A ?

Avatism : Nos parents sont des amis de longue date et nous ont présentés pour qu’on joue ensemble quand on était gosse. Ce qu’on a fait mais 10 ans plus tard, pour faire de la musique.

Clockwork : Dès le début, on savait qu’il fallait faire quelque chose ensemble mais on passait notre temps à se marrer plutôt qu’à être sérieux. Après ça, on a vécu ensemble à Londres et à Berlin mais on avançait chacun de notre côté. En fait c’est au Sonar que le déclic s’est fait. Ils voulaient absolument qu’on fasse un live set ensemble. Même si on en avait jamais fait, on a tenté le coup et ça été le premier jet de CW/A. À notre grande surprise, ça a super bien marché ! C’est là qu’on a décidé de pousser notre projet live en partant de zéro.

Comment jouez-vous ensemble, sachant que toi, Thomas, tu es ingénieur du son de profession et Francesco, tu as fait de longues études au conservatoire de musique ?

A : Francesco a le côté musicien qui fait qu’il sait écrire une mélodie en deux secondes alors que j’y passerais 30 minutes. C’est un pro du piano et du clavier…

CW : Et Thomas des machines. Pour être honnête, c’est une combinaison vraiment parfaite. Moi, j’ai encore du mal à composer sur un ordinateur, il me manque beaucoup de choses. On apprend tout le temps l’un de l’autre.

“Pour être honnête, Francesco et moi, c’est une combinaison vraiment parfaite.”

Pour ceux qui vous connaissent séparément, c’est quoi la différence entre Clockwork et Avatism et CW/A?

CW : Ce que l’on fait maintenant est plus radical dans le sens où on ne pense qu’à nous. Thomas est d’accord avec moi pour dire qu’on ne s’est jamais sentis appartenir à cette scène deep-house qu’on nous a attribuée. C’est très bizarre parce qu’on était en plein dedans mais on n’aimait pas ce qu’il s’y passait et on en avait surtout rien à faire. Avec CW/A nous sommes plus proches de ce que l’on est vraiment.

A : On a rompu avec cet aspect très ennuyant et show off du DJ qui passe uniquement ce que les gens aiment. Je pense qu’on a suffisamment d’expérience et pris confiance en nous pour le faire. Sans pour autant être expérimentaux, on veut surtout surprendre les gens et se dire à la fin de notre journée qu’on les a fait danser. Même si c’est dans une cave. Ce que l’on veut c’est que les gens se disent « pourquoi » plutôt que « cool ».

Comment définissez-vous la musique que vous faites ?

CW : On ne peut pas vraiment la définir parce nous-mêmes on ne le sait pas. On écoute de tout et ce sont nos influences qui nous amènent à composer. Même si je ne les jouerais jamais, personnellement, j’adore la jungle, les trucs housy ou hard comme Korn ou même Tailor Swift !

A : On mélange tout : autant de la drum’n bass que de la techno UK, des sons issus de beat-step que des années 80… L’un des premiers albums que j’ai adoré c’était The Fat Of The Land de Prodigy. En gros, c’est parce qu’on aime tant de choses différentes qu’on a crée Parachute Records.

“J’adore la jungle, les trucs housy ou hard comme Korn ou même Taylor Swift.”

Maintenant que vous êtes lancés, un autre saut de prévu ?

CW : On a prévu notre prochain album pour la fin de l’année, un remix sur Origami Sound (label roumain avec des travaux de Borealis, Dominik Eulberg, Joe Farr…) et M_Rec LTD, le label italien de Max_M, mais aussi notre showcase Parachute Records à Milan avec Wrong Assessment, Lucy, Dead Heat et moi.

A : Sinon faire de la musique et continuer de nous éclater en studio et en live.

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Day Of Riddance
Artwork de “Day Of Riddance” EP by Kero

Tracklist Day Of Riddance EP

  • Day Of Riddance
  • Lintwurm
  • Lintwurm (Lucy Remix)
  • Day Of Riddance (Dario Zenker Remix)

CW/A – Day Of Riddance EP sur Juno

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