En confinement chez Kyle Hall : spacecakes, ésotérisme et développement personnel

Écrit par Maxime Jacob
Photo de couverture : ©D.R
Le 06.04.2020, à 18h17
03 MIN LI-
RE
©D.R
Écrit par Maxime Jacob
Photo de couverture : ©D.R
0 Partages
La période de confinement est moins anxiogène avec un peu de lecture, pas mal de musique et de quoi nourrir notre imagination. Dans cette série d’interviews, Trax est allé à la rencontre virtuelle de musiciens et musiciennes confiné·e·s pour leur demander quelques recommandations culturelles. Kyle Hall, visage de la nouvelle scène house de Detroit et boss du label Wild Oats, s’est prêté à l’exercice pour des conseils bien-être ésotériques.

Photo : Em Gorzelnik

Où êtes-vous confiné ?

 Je suis dans la chambre qui se situe à l’étage de mon appartement de banlieue, dans la métropole de Detroit. C’est là que j’ai installé mon studio et que je produis mes morceaux.

Cette période d’isolement change-t-elle votre rapport à la musique ?

Je ne crois pas, à vrai dire. La musique est un élément essentiel et permanent dans ma vie. Je suis constamment en train d’écouter, de bouger sur quelque chose, que je puisse sortir ou non.

Qu’écoutez vous en ce moment ?

L’album éponyme d’Axel Tosca. Je l’écoute en boucle sur le système son de ma voiture, sur le trajet pour aller au super marché. J’ai un caisson de basses énorme dans mon coffre et quand je ferme les yeux, je vibre tellement que ça me ramène au zinc bar de New York en janvier, quand j’ai vu Axel Tosca sur scène.

J’ai également enregistré un mix exclusif pour Trax.

Quelle est la dernière vidéo que vous ayez regardée ?

J’ai regardé Metaphysics behind Corona Virus, body mind spirit , par Sevan Bomar. (Sevan Bomar est un prédicateur ésotérique qui se considère comme un “réincarnateur professionnel” , ndlr)

Quels films allez vous regarder ?

 J’ai récemment regardé Fahim, de Pierre-François Martin-Laval, un film qui raconte l’histoire d’un enfant champion d’échecs. C’est un film intelligent qui fait vraiment chaud au cœur par les temps qui courent. Je compte aussi voir Jumanji 2, celui qui est sorti en 2017.

Que lisez-vous ?

Je viens d’entamer Les mathématiques et la conscience cosmique, de L. Gordon Plummer. C’est un ouvrage qui mêle métaphysique, eseignements spirituels et gémoétrie avec brio. (Cet ouvrage est lié à la Société Théosophique, une association religieuse d’origine américaine et qui mélange le bouddhisme, l’hindouisme, l’ésotérisme et de manière générale toutes les autres traditions religieuses, ndlr)

Je vous conseille également la lecture de l’autobiographie de Herbie Hancock, Possibilities. Je l’ai dévorée il y a quelques années et c’est un récit très apaisant. Herbie Hancock explique notamment qu’il faut parfois considérer le poison comme un remède, c’est une idée qui m’a particulièrement frappée.

Image with no description

J’aimerais aussi recommander Focusing, un livre de développement personnel écrit par Eugene T. Gendlin. C’est un livre parfait pour entrer en contact avec votre subconscient et comprendre l’origine de vos pensées et émotions. Ce livre m’a vraiment appris à me calmer dans n’importe quelle situation. Travailler avec des thérapeutes est une bonne chose, mais je crois que ce livre offre des techniques qui vous permettent d’atteindre cet espace en vous qu’une personne extérieur à vous ne pourrait jamais entrevoir.

Amazon.fr - Focusing - Eugene T. Gendlin - Livres

Il y a enfin ce livre audio, Four Agreements, par Don Miguel Ruiz. C’est très court et ça pose des principes simples qui vont vous simplifier l’existence et réduire le stress que vous vous imposez inutilement.

Quelles sont les choses dont vous ne pouvez plus vous passer ?

Mon esprit et sa capacité à constamment éveiller ma créativité et ma curiosité sur le monde qui m’entoure. Ça et la beuh, l’eau de source, les infusions ayurvédique et l’argent colloïdal.

Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

L’idée que je ne puisse plus prendre ma voiture et rouler jusqu’au Canada, dont la frontière est toute proche des côtes de Detroit. Ma tante Naimas me manque, mon oncle Shams également. J’adorais aller chez eux écouter du jazz, jouer aux échecs et manger leurs cookies à la beuh.

Comment voudriez-vous voir la société évoluer à l’issue de cette pandémie ?

J’aimerais vraiment que les gens se sentent plus concernés par leur alimentation et leur attitude. Qu’ils soient plus conscient de leurs actions. Et surtout : qu’une sécurité sociale soit mise en place et que les soins de santé soient garantis à tous les citoyens, partout dans le monde et particulièrement ici, aux États-Unis.

0 Partages

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant