Interview : Amelie Lens raconte ses meilleurs souvenirs à l’iconique Dour Festival

Écrit par Flora Santo
Photo de couverture : ©Amelie Lens
Le 03.05.2022, à 17h39
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©Amelie Lens
Écrit par Flora Santo
Photo de couverture : ©Amelie Lens
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C’est une histoire qui semblerait tout droit sortie d’un film : après avoir passé les meilleurs moments de son adolescence dans la foule du festival de Dour, ensorcelée par des sonorités électroniques nouvelles et déroutantes, les yeux pleins de rêve et d’ambition, Amelie Lens en est aujourd’hui l’une des plus grandes têtes d’affiche. Figure incontournable de l’univers techno belge, elle sera présente sur la scène électronique De Balzaal pour la cinquième fois consécutive le jeudi 14 juillet. Amelie Lens raconte à Trax ses meilleurs souvenirs à Dour et la façon dont l’iconique festival belge a impacté sa carrière.

Tu es une fan de longue date du festival de Dour, quand as-tu commencé à y aller ?

La première fois que j’y suis allée, c’était en 2006. À l’époque je n’allais qu’à des soirées drum and bass et je n’étais pas du tout au courant des autres genres comme l’électro ou la techno.

Quels sont les concerts ou DJ sets que tu as pu voir à Dour qui t’ont le plus marquée ?

Clairement c’était les Totally Enormous Extinct Dinosaurs. Je ne sais plus en quelle année c’était, sûrement aux alentours de 2010. J’y étais avec un groupe d’amis et on a tout simplement vécu le meilleur moment de notre vie.

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De quelle façon dirais-tu que Dour a impacté ta relation avec la techno ?

C’est là où tout a commencé ! C’est là que j’ai entendu de la musique électronique (mise à part la drum and bass) pour la première fois sur un énorme sound system. Je pense que pour beaucoup de jeunes raveurs belges, Dour est l’un des événements les plus influents auxquels on peut assister. La quantité de genres musicaux différents que tu peux y découvrir peut vraiment élargir tes goûts musicaux.

Environ deux ans après avoir commencé ta carrière de DJ, tu as été invitée à jouer à Dour pour la première fois en 2016. Qu’est-ce que ça représentait pour toi d’y jouer alors que tu étais encore au début de ta carrière ?

Mon premier DJ set a en fait eu lieu en 2008 ou 2009. J’ai utilisé plusieurs alias de DJ au fil des années et le bookeur de Dour m’a d’ailleurs soutenue dans tous mes projets précédents ! Mais Dour a toujours été le rêve. J’étais tellement stressée que je n’ai pas dormi pendant plusieurs jours avant le concert. C’était sur le créneau d’ouverture mais les gens sont venus me voir très tôt. Je pense que c’est parce que j’étais DJ résidente en Belgique. Le public belge était très fier et est venu me soutenir !

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En 2019, tu as été curatrice de la Red Bull Elektropedia Balzaal. Qu’est-ce que la curation de festivals représente pour toi en tant que DJ, productrice et boss d’un label ? Est-ce que c’est une expérience que tu aimerais recommencer ?

Ça a été un rêve encore plus grand que j’ai pu réaliser et je pense que ça a été un réel accomplissement pour Exhale en tant que label, d’autant plus que l’on n’était pas encore très gros à l’époque. Au cours des dernières années, on a été en charge de la programmation de scènes sur Creamfields, Tomorrowland, Sonar OFF, Extrema Outdoor, Printworks – mais Dour a été l’un des tout premiers à nous offrir cette opportunité et je suis éternellement reconnaissante de leur soutien continu.

Quels sont tes meilleurs souvenirs sur scène à Dour ? En tant que DJ, qu’est-ce qui fait selon toi que Dour est un festival unique ?

L’énergie à Dour est quelque chose que je n’ai jamais ressenti dans aucun autre festival auparavant, il y a un esprit de liberté, personne ne se soucie de la façon dont tu es habillé ou de ce à quoi tu ressembles, l’essentiel c’est réellement la musique et le fait d’être tous ensemble ! 

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Dour sera de retour cet été, après avoir été annulé deux ans d’affilée en raison de la pandémie. Quels sont tes espoirs et tes attentes pour cette nouvelle édition ?

Je ne peux même pas imaginer à quel point ça va être fou ! Quand j’y allais moi-même tous les ans, c’était vraiment quelque chose que mes amis et moi attendions avec impatience, de nombreux mois avant le festival. Je suis tellement pressée de me retrouver à nouveau devant cette foule et de clore cette énorme scène (la scène De Balzaal, ndlr)

Ce sera la cinquième année que tu joueras au festival de Dour. Comment penses-tu avoir évolué au cours de ces années en tant qu’artiste ?

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J’ai beaucoup gagné en confiance au long de ces années, mais j’aime à croire que je continue à m’améliorer – le processus d’apprentissage n’est jamais terminé. J’ai le sentiment que je m’améliore dans ma façon de comprendre la foule et son énergie et suis capable de m’adapter à l’ambiance. Je pense qu’il n’y a aucune limite aux capacités d’un selector. Sven Väth en est un bon exemple, je pense. Il a le bon morceau en tête pour chaque occasion. Et j’aspire à être au même niveau que lui. J’aime beaucoup surprendre la foule avec un morceau qu’ils n’auraient jamais pensé vouloir entendre, jusqu’à ce que je le joue pour eux au bon moment.

Le Dour Festival aura lieu du 11 au 17 juillet prochains. Plus d’informations à retrouver sur le site

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