Ibiza : les touristes absents, l’île s’apprête à vivre l’une des pires saisons de son histoire

Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©D.R.
Le 22.04.2020, à 17h51
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Écrit par Emma Buoncristiani
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Ile emblématique de la fête, Ibiza s’attend à connaître l’été le plus calme de son histoire. En raison de la crise sanitaire mondiale, les clubs pourraient être fermés tout l’été, entraînant la perte de 4 000 emplois sur l’ensemble de l’économie locale

À Ibiza, chaque mois d’avril signifie le début de saison. Sur « l’île blanche », destination phare de plusieurs centaines de milliers de fêtards par an, et de nombreuses stars internationales, le tourisme est devenu un facteur principal de l’économie, représentant près de trois quart des salaires de la population. Parmi les multiples conséquences de la crise sanitaire liée au coronavirus Covid-19, les emplois liés à l’industrie de la fête seront donc les plus immédiatement touchés.

« À Ibiza, il y a actuellement huit superclubs, et dans chacun d’eux travaillent entre 300 et 350 personnes, plus 100 autres de manière moins directe » , indique José Luis Benítez, responsable de l’association de loisirs d’Ibiza au média local Diaro de Ibiza. Les géants Ushuaïa et Hï Ibiza, tenus par les deux frères français Pissenem ont déjà annoncé leur fermeture en mai, et n’ont pas confirmé une ouverture en juin.

Ce premier mois de la saison n’atteint que 25% de la capacité habituelle. Le ministre du travail, du commerce et de l’industrie des Baléares Iago Negueruela espère le retour progressif des touristes d’ici août, et atteindre au moins 50% de capacité dès les prochains mois. « Certains pays comme le Royaume-Uni ont mis trop longtemps à adopter les mesures de confinement, et cela nous met dans une situation particulière », a-t-il ajouté au Diario de Ibiza. Au total, ce sont près de 4 000 emplois directs ou indirects qui sont actuellement menacés de disparaitre.

« C’est un coup dur », affirme José Luis Benítez. « Je ne sais pas si nous reviendrons un jour à la normale [et] si nous allons retrouver le tourisme tel que nous l’avons connu jusqu’à présent ». En 2018 déjà, l’île connaissait une baisse alarmante du tourisme. Dans ce climat déjà fragile, la crise sanitaire pourrait avoir de lourdes conséquences quant à l’avenir du secteur de la fête sur l’île. À cette situation inédite s’ajoute la fermeture des frontières envisagée par le gouvernement espagnol pour cet été, afin d’éviter une deuxième vague de propagation du virus. José Luis Benítez essaie néanmoins de rester positif, ajoutant que « l’espoir est la dernière chose à perdre ».

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