À écouter : I Hate Models a imaginé la bande-son de la fin du monde

Écrit par Cécile Giraud
Photo de couverture : ©Alexandros Petsavas
Le 04.12.2019, à 15h02
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©Alexandros Petsavas
Écrit par Cécile Giraud
Photo de couverture : ©Alexandros Petsavas
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Quelle serait la bande son de la fin du monde ? À l’occasion du lancement de la série de soirées immersives “Dystopia” samedi 7 décembre à Paris, le prodige de la techno rave I Hate Models a concocté spécialement pour Trax une tracklist des plus sombres, imaginant une année 2039 bilieuse.

Mises en scène, technologies holographiques, sons, lumières… C’est le programme immersif que prévoit les nouvelles soirées “Dystopia” à partir du samedi 7 décembre. Pour une expérience audiovisuelle inédite, c’est l’étoile filante sombre et prodigieuse I Hate Models qui sera à l’honneur pour un all night long démoniaque. Pour se préparer correctement à l’année 2039 – le thème de la soirée –, Trax a demandé au producteur émérite sa tracklist idéale pour la fin du monde.

Par I Hate Models

On entre en douceur dans la playlist. Tiré de la B.O de Beyond The Black Rainbow de Panos Cosmatos. Comme les films de Cosmatos : une atmosphère assez oppressante mais en même temps très onirique.

Groupe assez méconnu de Jason Leach (alias Subhead avec Phil Wells and Jamie Lidell). Ils ont sorti un album de fou furieux mêlant rock, noise, punk, experimental et techno sur Tresor en 2003. Ça plaira énormément aux fans d’Alan Vega.

Esplendor Geométrico sont des pilliers incontournables de la musique industrielle aux cotés de Throbbing Gristle ou SPK par exemple. Ce track annonce que l’avènement des machines commence bientôt.

Remix de Fixmer sortit en Juillet dernier, idéal pour se préparer à plonger dans l’abîme. 

Les sirènes de la ville hurlent, la menace est vraiment proche.

Sortie en 2019, ce track à l’esthétique lo-fi ne serait pas s’en rappeler certaines productions de Karenn. Un rythme effréné pour nous perdre avant la fin du monde.

On augmente la pression : ambiance Cyber-Goth et fin du monde version Terminator. Le nom du groupe veut dire « Synthetic Adrenaline Music ». L’adrénaline qui monte, c’est bien le concept. 

L’armée de robots Cyber-Goth venue envahir le monde continue d’avancer à grands pas.

Track techno emblématique de la discographie de Henrik B. Parfait pour l’apocalypse.

Felix Kröcher à l’époque où il produisait de la cchranz. Bon là ça commence à taper sévère. C’est le turning point, le moment où tu comprends vraiment ce qui te tombe sur la gueule. Et que tu dois réagir vite. La longue montée ainsi que le drop traduisent parfaitement ce sentiment de danger imminent. 

Ici tout est dans le titre : tout le monde court pour trouver un abri, les gens se marchent dessus, bref c’est la panique totale. À utiliser sur un public averti ou alors comme sonnerie de téléphone pour un réveil en douceur, au choix. 

“Trisicloplox” ça fait vraiment créature du futur venue exterminer les dernier survivants après l’apocalypse. Ambiance cache-cache dans la jungle version Predator.

Clark livre ici une fabuleuse interprétation du concept de désolation. La fin apporte une touche de mélancolie salvatrice qui donne toute la beauté à ce titre très dystopique.

Même concept que pour “To Live and Die In Grantham”. Le build-up est tout autant magnifique.

Regarder tout bruler de très loin et la peur fait lentement place à l’apaisement.

J’ai énormément écouté Crystal Castles à l’époque où ils étaient sur le devant de la scène et avant toutes ses odieuses histoires entre Ethan Kath et Alice Glass. Ce groupe a une signification toute particulière pour moi. C’est l’heure de se dire adieu et de laisser le sommeil infini nous envelopper doucement. Morphée nous emmène dans un voyage sans retour où toute la peine du monde aura disparue.

Après la fin, la renaissance : Le long build up de cette track me fait penser à un phœnix qui renaîtrait de ses cendres. Nostalgie d’un ancien monde ou espoir d’un renouveau ? Qui sait.

Pour le reste du programme, d’autres talents venus de l’Europe entière comptent bien enflammer l’année 2039. Le crew hollandais vertigineux Noneoftheabove jouera sur la scène BNK x Vault Sessions aux côtés de la berlinoise abyssale Reka, l’irrésistible Schlømo, ou encore Anthro et son live industriel à souhait. Enfin UMWELT et l’immense Zadig seront en b2b pour un DJ set acid techno détonant.

Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook de l’événement.

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