Guide de la nuit en Europe #1 : Les meilleurs plans pour faire la fête à Prague

Écrit par Trax Magazine
Le 21.07.2016, à 15h38
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Écrit par Trax Magazine
OK, Berlin n’est pas vraiment mort et la nuit sauvage peut encore se trouver à Belgrade, Kiev ou Leipzig. Mais plusieurs autres capitales en Europe attirent aussi une faune en mal d’un esprit festif encore en friche. Prague, Varsovie, Lisbonne, Vienne ou Bucarest sont ainsi de sérieux prétendants. Nous sommes partis sur place pour jauger leur “Berlin cred’” : meilleurs clubs, politique sur l’alcool et les drogues, coût d’une nuit… Voici quelques étapes et recommandations essentielles pour vos prochaines escapades. Mais vous irez seuls au bout de la route.Par Vincent Glad.Article paru dans le TRAX #193 (Rodhad) juin 2016.

PRAGUE, RAVE AGE

Sur le papier, Prague n’a rien d’un temple de la techno. Saturée de vacanciers le jour, la nuit, Prague est une immense zone de non-droit où il faut slalomer entre les cadavres d’Anglais bourrés. Ce qui n’empêche pas une scène underground de prospérer à l’ombre des boîtes à touristes. Ne cherchez pas un vrai bon club techno, il n’en existe pas ! C’est le collectif Polygon, lancé en 2012, qui a réveillé Prague avec des dizaines de soirées dans des lieux abandonnés, vestiges de la grandeur communiste : un bunker nucléaire, une villa sur une île, des abattoirs… Berlin n’est qu’à 4 heures de route et ça se ressent : les kids tchèques suivent à la lettre le dress-code sombre du Berghain et les labels berlinois, Osgut Ton, Dystopian ou Avian défilent aux platines. La force de Prague est la jeunesse et la vitalité de sa scène. À Berlin, les squats sont devenus des clubs installés avec des videurs relous. La capitale tchèque revient à l’esthétique de la rave, avec des lieux industriels révélés au dernier moment, comme le Berlin perdu des 90’s.

Mais les autorités commencent à comprendre ce petit manège : la dernière Polygon a été interrompue par la police, au motif qu’il manquait une sortie de secours. La scène reste très do-it-yourself : Boiler Room a toujours boudé Prague. Tant pis, un collectif a bricolé une “Hollar Room” dans un mini-club entre les murs d’une université. Mais comme souvent, difficile d’être au courant pour le touriste de passage : les meilleures soirées sont remplies quasi exclusivement de Tchèques.

Drogues et alcool

Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant d’enterrements de vie de garçon à Prague : l’alcool ne coûte rien, on peut boire peinard dans la rue et les bars sont ouverts non-stop. Le cannabis est dépénalisé et l’ecstasy quasiment en libre-service dans les clubs. Quelques trucs plus dégueulasses tournent aussi, comme la crystal-meth, appelée ici “pervitine”.

Trois clubs, trois ambiances

  • Cross Club : ex-club le plus cool de Prague, avec son impressionnant décor de ferraille d’inspiration steampunk, le Cross est devenu une machine à touristes à la prog incohérente, où il vaut mieux surveiller son porte-monnaie.
    Plynární 1096/23, Praha 7
  • Neone : un mini-club underground qui mixe musiques électroniques et arts visuel. Lancé par le collectif qui organise le très recommandé festival Lunchmeat. Population locale et cool.
    Bubenská 1, Praha 7
  • U bukanýra : une péniche posée sur la Vltava. Vaut plus pour la superbe vue et l’entrée gratuite que pour la qualité de la house qui s’y joue. Ferme à 6 heures le week-end, parfait pour admirer le lever du soleil.
    Nábřeží Ludvíka Svobody 1, Praha 1


U bukanýra

Prix d’une nuit : 32 €
Prix d’un dîner :
12 €
2 bières dans un bar : 2 €
2 gin tonic en club : 6 €
Entrée en club : entre 1,50 € et 10 €
Retour en taxi : 7 €

Berlin cred’ : 8/10

Le meilleur moment pour y aller : Le printemps ou l’été, pour une soirée Polygon (environ tous les mois).

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