Fusion mes couilles : pourquoi tout le monde parle de ces nouvelles soirées parisiennes

Écrit par Valentine Watrin
Le 19.01.2018, à 11h57
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Écrit par Valentine Watrin
Le nom du collectif a le mérite d’être original : Fusion mes couilles. Un collectif qui veut casser les standards en apportant une touche de “légèreté” aux soirées parisiennes. Passés par des lieux alternatifs et des warehouses, où il invitera figures montantes de la scène, le projet demeure pour le moins énigmatique à chaque annonce de soirée. C’est que son co-fondateur, Emilio, tient à le préserver comme tel. A l’occasion de sa soirée anniversaire du 19 janvier au à la folie paris, Trax vous présente Fusion mes couilles.


« Le nom… Le nom, j’ai envie de le garder plus ou moins mystérieux, mais ça s’est vraiment fait sur un coup de tête,
explique Emilio. Ça me saoulait un peu de voir plein de noms de soirées super sérieux, limite oppressants. Sur les événements, t’avais l’impression de lire un roman, alors qu’ils invitent toujours les mêmes DJ’s, etc. Du coup je voulais être un peu second degré, rafraîchir le truc, le prendre un peu moins au sérieux tout en restant qualitatif. » 
Fusion mes couilles est porté par la ferme volonté de dépasser « les cases dans lesquelles on met la musique ». Derrière les platines, ni house, ni techno bien léchées. La tendance vise plutôt une musique « transgenre breakée, comme au Royaume-Uni » selon les termes d’Emilio. Avec Fusion mes couilles – ou Fufu mes balls” selon l’humeur – pas de risque de sombrer dans le mainstream.

Cette volonté de rupture est aussi à l’origine de la communication très épurée de Fusion mes couilles. Une page Facebook à peine alimentée, quelques photos déjantées et provocatrices, et « nik la possession » en guise de légende : la messe est dite. Selon le fondateur du projet – et son associé Isaac –, la communication à trous est une recette efficace pour entretenir la curiosité du public et le bouche à oreille. « Tout le monde est le bienvenu, quand tout le monde fait l’effort de découvrir sur Internet et de faire des petites recherches, raconte Emilio. On essaye de garder le truc plutôt intimiste, pour que tout le monde se respecte à l’intérieur et que personne ne se juge. » Et cette stratégie cartonne. Les soirées Fusion mes couilles rassemblent des milliers d’intéressés sur Facebook, et les événements sont souvent pleins à craquer. Seul moyen de se garantir une place au chaud ? Arriver tôt. Parce qu’Emilio a le chic pour bien s’entourer, en invitant des artistes bien connus de la scène parisienne comme Bambounou, Zaltan, Myako, LB aka Labat, Low Jack… Ou d’artistes internationaux comme Nick Klein, DJ Slyngshot ou Richard Zepezauer.

Pour les néophytes ou les amateurs confirmés de syncrétisme testiculaire, Fusion mes couilles organise une soirée ce vendredi au à la folie paris, de 23h à 10h du matin. Pour celle-ci, on retrouvera des noms comme Lolina, Clara 3000, Iueke et YSC (entre autres)… Pour goûter à la magie de cette fête, un seul conseil : venez tôt, il y aura des déçus !

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