Function et Ed Davenport : “Les jeux ont des règles, ceci n’est pas un jeu”

Écrit par Trax Magazine
Le 28.05.2015, à 17h53
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Écrit par Trax Magazine
Relativement discret ces derniers mois, Function semble avoir orienté la majeure partie de son énergie vers l’art du DJing. Sûrement dans le but de préparer la sortie de la dernière compilation Berghain 07, avec des contributions de DVS1, L.B. Dub Corp, Steve Bicknell, Blue Hour…Par Christophe Vu-Augier de Montgremier

David Sumner, aka Function est incontestablement un véritable héros de l’underground. Séduit par la musique électronique et les clubs au début des années 90, il obtient une résidence au légendaire Limelight et participe activement à la scène techno et house new-yorkaise. Il reste cependant relativement inconnu car plusieurs de ses disques sortent sous différents pseudonymes tels que DMO ou VEX. Vers 2004, il rejoint Female, Regis et Silent Servant au sein de Sandwell District où il joue un rôle fondamental et participe à plusieurs sorties dont l’album essentiel Feed Forward.

Après l’arrêt du projet, il rejoint les rangs des résidents du Berghain et sort son premier album solo Incubation en 2013. 2014 a été l’année de la réactivation de son label Infrastructure New York ainsi que de la sortie de Games Have Rules, un album d’orientation ambient réalisé aux côtés de Vatican Shadow. La semaine dernière, il signait la compilation Berghain 07.

Ed Davenport est quant à lui un producteur britannique de talent dont l’évolution a été particulièrement intéressante ces dernières années. Il dirige à présent le label Counterchange, et officie depuis quelques temps sous l’alias Inland avec lequel il explore d’autres directions. Responsable du morceau Sca Fell, une des exclusivités de la compilation Berghain 07, il travaille étroitement avec Function et codirige à présent Infrastructure New York.

Tous les deux expatriés à Berlin, ils ont vécu ensemble pendant deux ans dans un appartement où vivra aussi pendant une période Adam X. Cette période se révèle très productive et pose les bases d’une amitié et collaboration dont le premier disque Odeon sort en 2014.

Vous avez une relation qui semble aller bien au-delà de la sphère professionnelle.

Ed Davenport : Parfois il est difficile de dire si l’on est en train de travailler ou juste de traîner ensemble.

Function : On se laisse distraire, mais c’est toujours utile. Je pense que nous sommes à une époque où plus personne n’est capable de se concentrer.

Je trouve ça un peu étrange que de nos jours les producteurs s’inclinent et remercient les DJs de jouer leurs disques.

J’ai récemment lu une interview de Marcel Dettmann où il parle d’Answer Code Request en disant qu’il a : « le temps de faire de la musique. » Je me suis souvenu d’un jour où Ed m’avait expliqué qu’il avait grâce à toi appris qu’on doit parfois s’arrêter de tourner pour prendre le temps de produire.

F. : Oui, c’est la question de qu’est ce qui vient d’abord ? Le producteur ou le DJ ? Le DJ joue les disques du producteur. Je trouve ça un peu étrange que de nos jours les producteurs s’inclinent et remercient les DJs de jouer leurs disques. C’est un peu dérangeant.

Ed : Surtout lorsque le DJ n’est pas activement impliqué dans la création ou dans un label. Mais ça marche quand même d’une certaine façon.

Tu m’avais un jour évoqué le Limelight (boîte de nuit légendaire à New York fermée dans les années 90) où tu avais une résidence, et expliqué que l’on ne pouvait pas y voir le DJ.

F. : Effectivement, je trouve bizarre que de nos jours le DJ soit au premier plan. Ça se rapproche des concerts et ça a changé la façon dont les gens dansent. Maintenant ils regardent en hauteur tout en encourageant, on se perd moins dans la musique. Au Limelight le DJ se trouvait plusieurs étages au dessus et devait se pencher pour voir la foule, même pas pour l’engager, juste pour la voir. Les gens dansaient en formant des cercles, ils se regardaient ou fermaient les yeux. Aujourd’hui on est forcé de regarder les effets pyrotechniques avec le DJ au centre et parfois sur une scène. C’est ça dont on parlait l’autre jour, mais aujourd’hui je suis plutôt de bonne humeur donc tu auras droit à moins de haine. (rires)

Limelight Limelight New York 

Donc la scène n’a pas besoin d’un « coup de pied dans le cul » aujourd’hui ?

F. : La scène en a besoin, tout est devenu trop industrialisé, calculé, précis.

Je continue de blâmer Richie Hawtin pour l’introduction de certaines tactiques mainstream dans l’underground.

Mais c’est dur de comparer avec ce qu’on avait il y a deux décennies. C’est comme au début du film Dune : « Un commencement est un moment d’une délicatesse extrême. »

Ed. : Je lisais récemment le livre Der Klang Der Familie qui est composé d’entretiens avec des acteurs des débuts de la scène rave à Berlin. C’était complètement désorganisé, il n’y avait pas de commercialisation. Juste des gens qui font des free parties où tu te rends sans savoir qui va jouer. Je suis arrivé plus tard, à un moment où le DJ est déjà dans un sens une partie du spectacle.

F. : Je pense qu’en remontant aussi loin que le Paradise Garage (club de New York dont Larry Levan était résident dans les années 80), on trouve ces pionniers de la perception actuelle de ce qu’est un DJ. Ce n’était pas encore au niveau de maintenant mais c’était déjà immense.

Ed : Le modèle de vie hédonistique est aussi un peu commercialisé alors qu’au début c’était authentique.

F. : Oui c’était une scène gay.

Tu as toujours montré beaucoup de respect et d’intérêt pour la scène homosexuelle.

F. : J’ai rapidement compris que c’était là où se trouvaient les soirées, les « freaks ». Quelque chose de différent de la vie normale. Si j’allais en club c’était justement pour m’échapper de la normalité.

Je continue de penser que les hommes hétérosexuels ont ruiné cette scène.

J’ai vu le contraste lorsque j’ai joué la Snax (soirée réservée aux hommes) au Berghain, le même club, le même dancefloor, mais il y avait quelque chose de plus ouvert. Je ne pense pas que les femmes ruinent la scène, je pense que ce sont les hommes hétérosexuels car ils sont trop coincés. On ne voit pas souvent un gay les bras croisés de mauvaise humeur en train de critiquer la musique. Ils sont plus optimistes.

Vous vous énervez devant le type un peu «  nerdy », genre scientifique de la techno ?

Ed : Il est possible que ça nous brise notre élan lorsqu’on essaie de construire un truc, de voir quelqu’un en train de se gratter le menton… Mais j’ai été ce genre de gosse dans un club, très timide et qui ne parle à personne.

F. : J’étais aussi comme ça ! Plus jeune, mes amis me surnommaient le « techno nazi ». Même si je suis ouvert, j’ai de nombreuses fois froncé les sourcils en écoutant certaines musiques.

Pourquoi avoir relancé Infrastructure New York ? Pourquoi pas un nouveau projet ? Était-ce un peu de nostalgie ?

F. : J’ai toujours du mal à passer à autre chose. Ce n’est pas vraiment une qualité d’ailleurs. C’était un label qui me permettait de sortir mes trucs sporadiquement. Si je n’étais pas venu à Berlin et si je n’avais pas rejoint Sandwell District, j’aurais continué avec Infrastructure.

Comment avez-vous commencé à travailler ensemble ?

Ed : On a vécu ensemble et on s’entendait vraiment bien musicalement. On avait beaucoup de points communs et on a partagé beaucoup de nos découvertes.

F. : Le disque Odeon / Rhyl date de l’époque où nous étions colocataires. Ce sont des morceaux qui sont restés de côté pendant longtemps car nous attendions l’autorisation de Photek pour certaines parties samplées.

E. : Mais pour revenir à la question, nous en avons beaucoup parlé. J’ai ensuite offert mon aide et c’est comme ça que nous avons commencé.

F. : J’avais pensé à le faire avec quelqu’un d’autre mais je n’étais pas encore prêt. Je voulais être certain d’avoir un arsenal de sorties avant de me lancer. J’ai toujours eu ce problème qui peut vraiment frustrer mon entourage : je vais très lentement. Je suis un obsessif compulsif, j’aimerais changer cela, mais c’est ainsi et il me faut du temps pour prendre des décisions. Lorsqu’on sort un disque c’est permanent et on ne peut rien y changer.

Vous avez lancé Campbell Irvine, comment trouvez-vous les artistes que vous voulez sortir ?

Ed : Il est juste époustouflant. Contrairement à lui nous ne sommes pas des musiciens classiques capables d’écrire d’une manière aussi limpide.

F. : On n’accepte même pas de démos et on en sollicite pas. Les choses arrivent grâce à la façon dont nous avons relancé le label. Mais nous ne voulons pas trop de disques d’artistes déjà établis. Nous voulons développer de nouveaux projets comme Mariano DC ou Campbell. Ils n’ont pas un espèce bagage dû à des sorties sur plusieurs labels. C’était ça qu’il y avait de génial avec Rrose chez Sandwell District, ce n’était lié à rien ni à personne.

Cela semble très familial.

F. : On utilise tout le temps l’expression « férocement indépendant ». Tout est en train de se passer très naturellement. Nous développons une famille et tout est connecté. Cassegrain & Tin Man viennent par exemple de donner un morceau pour le mix Berghain, et ils vont sortir aussi un disque chez Infrastructure. Campbell est un talent de l’extérieur, il n’avait jamais pensé qu’il allait sortir un disque. À un moment j’ai pensé qu’il s’en foutait de sortir un disque car il ne répondait pas à mes messages, mais en fait il était juste très intimidé. D’une manière pure, vraiment innocente. C’est vraiment un bel exemple.

C’est important d’avoir des modèles ?

F. : La scène en a besoin je pense. Certains DJs agissent de manière très égoïste et cela me rend très anti. La musique est une expérience personnelle, mais aussi partagée.

La culture DJ semble parfois oublier l’aspect spirituel de la musique.

J’ai commencé à mixer car je voulais partager ma musique, montrer aux gens des trucs qu’ils n’avaient peut-être pas entendus. Je pense que trop jouer peut aussi interférer avec ça. On se retrouve entraîné dans une routine à jouer dans différents pays avec des paramètres qui changent. Prendre des pauses vous donne le temps de réfléchir et je pense que c’est la réflexion qui déclenche la créativité.

Tu disais que Campbell vient de l’extérieur. Est-ce que vous vous sentez parfois aliénés de la scène ?

Ed : Je ne pense pas que nous soyons aliénés, je pense que nous sommes juste un peu plus en retrait que d’autres de tout l’aspect social de celle-ci.

F. : Je dirais que je suis un peu aliéné. Je l’ai pensé dans le passé et ça change sur une base journalière selon mes dates et interactions. Je suis toujours en train de naviguer entre les deux. Ça m’ennuie de ne pas être ferme sur une position, mais  en même temps j’apprécie aussi le considérer sous des angles différents.

Ed : Nous sommes deux expatriés à Berlin. Il y a aussi un peu d’aliénation ici.

Vous vous souvenez de votre première rencontre ?

F. : Tu vas rire mais on jouait une soirée au Bar25…

Ed : Au début j’avais pas mal d’amis du côté de cette scène et j’ai pas mal joué dans ce genre d’endroits avant de réaliser que ce n’était pas mon truc.

F. : Cela a pris du temps avant qu’on travaille ensemble. J’aime quand c’est naturel, alors que dans cette industrie j’ai l’impression que c’est souvent forcé.

Ed : C’est d’ailleurs un de nos problèmes désormais de devoir nous battre contre les « deadlines ». Mais nous voulons être prolifiques. Il y a plein de trucs à sortir, c’est complexe mais nous nous adaptons.

F. : La façon dont je le vois, c’est que je ne veux pas que les gens s’attardent sur une sortie et se forment une opinion de ce que nous faisons.

On ne veut pas être attachés à un son spécifique, nous voulons nous réinventer constamment.

Cet album que j’ai fait avec Vatican Shadow chez Hospital Productions, par exemple. Le nom de l’album Games Have Rules vient de cette conversation que nous avons eue et qui est dans la veine de celle-ci. Les gens essaient d’imposer des règles, mais il n’y en a pas, les jeux ont des règles, mais ceci n’est pas un jeu. Je déteste abuser du mot spirituel mais il y a cet aspect, la musique est quelque chose de très spirituel.

Ed : Au début de ce projet nous étions totalement submergés, mais cela a eu un effet très positif sur nous. Je suis vraiment fier de ce que nous avons réalisé en tant que collectif.

Les règles que vous vous imposez ou que l’on vous impose ? Est-ce compliqué de trouver assez de liberté pour vous exprimer ?

F. : C’est ce qu’il y a de fascinant avec Berlin. Ça m’ennuie de le dire car je suis new-yorkais et comme disait Frank Sinatra : « if you can make it here you can make it anywhere. » Mais Berlin est une île en Europe. Il n’y a pas d’autre ville qui opère de cette façon. Il n’y a pas de restriction, c’est un peu le berceau de la liberté moderne.

Je n’ai jamais rien vécu de tel. Ça a ouvert une porte dans ma créativité que je voulais ouvrir depuis de nombreuses années. New York était peut-être ainsi dans les années 70 ou 80, il y avait tellement de culture à cette époque. Des gens comme Basquiat ou le mouvement de la No Wave qu’on voit dans le documentaire de Brian Eno. Mais maintenant c’est dur d’être créatif là-bas, tout est trop cher et c’est juste une ville pour les riches.

Tu viens de mentionner Brian Eno, il me semble que tu utilisais ses cartes (stratégies obliques) pendant la création de ton album.

F. : J’ai toujours trouvé de l’inspiration dans son travail, mais je ne suis pas un grand fan. Il m’a un peu perdu avec U2 et Coldplay. Néanmoins j’aime son processus créatif et il m’a toujours inspiré. Il n’a pas de limite, c’est un penseur libre.

Ed : C’est quelque chose de clef, je suis toujours impressionné par les gens qui viennent de l’underground et qui changent radicalement et finissent par rentrer dans la pop culture.

F. : Comme Daft Punk par exemple. Il me semble que sur Homework il y a des remerciements pour Regis, Surgeon… C’est comme Moby dont je ne suis pas un fan non plus mais qui est aussi venu de notre côté.

Vous vous ennuyez parfois avec la techno ?

F. : Cela varie tous les jours. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai vieilli, mais j’ai le désir d’être prolifique. Dans ce cadre je trouve que le rythme du 4/4 est une contrainte. J’ai réalisé que je peux être prolifique en prenant des risques. Je n’ai jamais été un producteur de techno qui aime taper, je suis très heureux d’être là où je me trouve avec Infrastructure ou Ostgut. Je peux faire un album ambient, sortir un autre type de musique, mixer devant des milliers de personne de la techno. Tout est connecté et c’est tout ce que je pouvais espérer. Ne pas être bloqué quelque part.

Vous avez commencé à jouer ensemble.

F. : J’aime mixer de mon côté mais c’est aussi très agréable de jouer avec quelqu’un comme à l’époque de Sandwell District. Il n’y a absolument pas de tensions entre nous. Je complimente Ed souvent car je suis quelqu’un de très conflictuel. Je me suis battu avec toutes les personnes avec qui j’ai travaillé, et même en amitié je suis difficile. C’est un aspect de ma personnalité. Mais Ed me relaxe, on se perd souvent mais tout est utile et nous apprenons en permanence.

Ed : L’année dernière nous avons eu cette période très productive. Il me pousse à me surpasser, on se critique avec beaucoup d’honnêteté et de respect.

Je pense que c’est un bon état pour la créativité, même si se battre peut aussi y contribuer.

F. : Je suis passé par là et ça a fonctionné mais ça s’est révélé malsain.

La destruction provoque de l’excitation mais ça ne peut pas durer.

En parlant du passé, j’ai trouvé intéressant que des gens questionnent l’existence de Campbell Irvine. Comme lors de certaines sorties de Sandwell District. Quelle relation avez-vous tous les deux avec l’héritage de Sandwell District ? Est-ce que c’est une pression supplémentaire pour toi Ed ?

Ed : Non pas du tout, car depuis le début nous avons décidé de ne pas refaire un Sandwell District. Nous faisons un label.

F. : Sandwell District n’était pas un label mais un projet artistique. La musique était une garniture. Mais je ne veux pas trop en parler, j’ai pris de la distance par rapport à tout ça et maintenant je peux m’ouvrir à d’autres choses.

Ed : En tout cas ça ne m’intimide ou ne m’inquiète pas. Je n’ai pas de pression car je crois que ce que nous faisons est assez fort pour être convaincant par soi-même.

F. : Nous voulons provoquer notre audience. Tout a été réduit au dénominateur le plus commun.

Ed : Essayer d’utiliser le potentiel musical, l’âme. Il y a tellement de musique sans âme qui sort, et ça peut marcher dans le contexte d’un club. Mais cela manque de profondeur, et lorsqu’on commence un label on présente aussi une certaine idée, une certaine culture. Un ami m’a un jour dit à propos de Prosumer : « J’adore ce DJ, partout où il va il amène avec lui sa culture. » C’est mon histoire, mon sac, mes disques, ce à quoi je ressemble, tout cela ensemble.

Donc si je comprends bien, vous avez la vision d’un label capable de sortir de la house, de la techno, ou quelque chose de plus abstrait si vous en avez le désir. Vous n’avez pas envie de faire du fonctionnel pour le dancefloor.

Ed : Tout a sa place, mais nous voulons une vision large. On peut faire une analogie avec le Djing. J’adorerais pouvoir jouer un morceau ambient pendant un set et ne pas voir les gens quitter le dancefloor.

Le problème c’est qu’il y a une certaine pression pour répondre aux besoins des danseurs dans le format d’un set de deux heures au pic d’une soirée.

C’est très difficile d’essayer ce genre de trucs.

F. : On veut s’attaquer aux conventions. Cela ne va peut-être pas fonctionner , mais on doit prendre le risque. Nous ne voulons pas nous imposer ces règles sur nous-mêmes. Je regardais un documentaire sur Malcolm McLaren, et il a vraiment réalisé cela. Il a propagé l’idée de repousser les limites de ce que les gens peuvent penser de quelque chose. Tout le monde pensait que c’était un pauvre con, mais il a eu les couilles de faire son truc. Le punk, la création des Sex Pistols, c’était surtout une question d’attitude, ils ne savaient même pas jouer de leurs instruments… Je pense que c’est aussi la colonne vertébrale de la techno, surtout dans ses premières années, repousser les limites. C’est ce dont il devrait être toujours question.

Ed : Ni Dave ni moi ne serions contents si nous sortions un disque qui semble générique. Nous voulons qu’un disque soit marqué par une modernité tout en étant une synthèse de ce que nous aimons.

F. : Ce qui est important c’est aussi le processus, que ce soit fun. Et c’est fun. J’ai toujours trouvé étrange qu’à New York je n’arrive pas à trouver quelqu’un avec qui je puisse travailler. Je pense y être arrivé là-bas uniquement avec Damon Wild. Trouver quelqu’un avec qui collaborer est quelque chose de très difficile.

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