Free party dans le Finistère : le préfet avait promis un “traitement allégé des dossiers” aux organisateurs

Écrit par Mélanie Vitry
Le 27.07.2017, à 11h35
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Écrit par Mélanie Vitry
Nouveau rebondissement pour les organisateurs d’un free party légale dans le Finistère. Après avoir été sommés de payer 12 687,77 € pour l’encadrement policier de leur soirée, la note s’abaisse finalement à 3 000 €. Un montant toujours trop élevé, que les organisateurs refusent de payer.

Nous vous l’écrivions dans un article mercredi 26 juillet dernier : dans le Finistère, les organisateurs d’une rave party légale étaient sommés de payer 12 687,77 euros pour la mobilisation de la gendarmerie nationale durant leur manifestation, censée se dérouler le 5 août prochain et accueillir 2 000 personnes. Une facturation arbitraire, rendue possible par un décret de 1997 régulièrement fustigé par les organisateurs d’événements culturels.

Un récent article du Télégramme dévoile un nouveau paradoxe de la situation. « L’hiver dernier, Pascal Lelarge, Préfet du Finistère, avait encouragé les organisateurs des soundsystems à déclarer leurs manifestations, en promettant un traitement allégé de leurs dossiers, après avoir fait saisir du matériel à l’issue d’une rave party, à Commana, fin octobre 2016. » Une promesse très rapidement passée à la trappe, puisque après avoir déclaré leur soirée, les organisateurs finistériens se retrouvent donc avec un facture de 12 687,77 euros, dont 60 % payables à l’avance. Un « racket » auquel ils refusent de se soumettre.

Nouveau rebondissement dans cette affaire : les organisateurs ne devront plus payer que 3 000 euros sur les 12 687,77 euros facturés, « pour 20 militaires, sur une base de 120 heures » détaille le Télégramme. Une nouvelle qui ne contente pas par les soundsystems finistériens 716, Atsa Production et la Bass-Cour, qui refusent toujours de payer la note. « Nous n’annulons pas notre fête, mais nous ne paierons pas cette refacturation de service public ! »

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