Franck Riester débloque une « aide d’urgence » de 22 millions d’euros pour la culture

Écrit par Jean Paul Deniaud
Photo de couverture : ©Ludovic Marin / AFP
Le 18.03.2020, à 14h20
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©Ludovic Marin / AFP
Écrit par Jean Paul Deniaud
Photo de couverture : ©Ludovic Marin / AFP
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Face aux grande difficultés que connaît le secteur, les professionnels de la culture attendait la réponse du ministère de la Culture. La voici. Le ministre Franck Riester annonce ce mercredi 18 mars la mise en place d’une  « aide d’urgence » de 22 millions d’euros destinés à soutenir le secteur culturel « frappé de plein fouet » par la crise du coronavirus.

L’enveloppe débloquée sera répartie en plusieurs volets : 10 millions d’euros pour la musique, 5 millions pour le spectacle, 5 millions pour le livre et 2 millions pour les arts plastiques. L’enveloppe de dix millions d’euros dédiée à la musique sera coordonnée par le Centre national de la musique (CNM). Celle-ci pourra être complétée par des financements externes. Le CNM suspend en outre pour le mois de mars 2020 la perception des taxes sur la billetterie.

Un « premier volet d’aides d’urgence » qui sera suivi par « d’autres mesures spécifiques », indique le ministère dans un communiqué, afin de « répondre au risque de disparition des structures culturelles, notamment les plus fragiles ». « C’est l’avenir même de notre modèle culturel qui est en jeu », souligne Franck Riester.

À noter qu’une réflexion pour soutenir les intermittents est également sur la table, au ministère de la Culture et au ministère du Travail. Le ministre indique également avoir demandé « aux structures les plus solides financièrement, ainsi qu’à ses opérateurs et aux structures subventionnées par l’Etat, de faire jouer la solidarité en payant les cessions prévues aux compagnies et en honorant les cachets des intermittents afin de ne pas les fragiliser ».

Dans le même temps, l’Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles (IFCIC) a précisé ses dispositions de soutien aux entreprises culturelles impactées par le Cov-19, pour faire face aux conséquences du coronavirus. Sont ainsi prévues les mesures « immédiates » suivantes :

  • Garantie aux banques, jusqu’à 70%, pour tous les types de crédits accordés dans le contexte ;
  • Prolongation systématiquement les garanties des crédits auprès des banques à leur demande et afin de favoriser leur réaménagement ;
  • Acceptation, sur demande motivée, la mise en place de franchise de remboursement en capital sur ses propres prêts.
  •  Mobilisation de solutions de financement en garantie et prêts.

Des mesures qui viennent s’additionner aux mesures prises par le ministère de l’économie et des finances pour accompagner les entreprises :

  • Report d’échéances sociales et/ou fiscales (URSSAF, impôts) ;
  • Le cas échéant, un plan d’étalement de créances avec l’appui de l’Etat et de la Banque de  France ; 
  • L’obtention ou maintien d’un crédit bancaire via Bpifrance, qui se portera garant de tous  les prêts de trésorerie dont les entreprises pourraient avoir besoin à cause de l’épidémie ; 
  • Le financement des salariés par le mécanisme de chômage partiel ; 
  • L’appui au traitement d’un conflit avec des clients ou fournisseurs ; 

Un premier volet de mesures qui visent à rassurer les professionnels d’un secteur culturel particulièrement touché par les conséquences du coronavirus et de l’obligation de confinement. Une situation difficile et une attente de gestes des pouvoirs publics que soulignait l’Appel des indépendants signé par près de 300 entreprises signataires à Lyon, Marseille, Paris, Bordeaux ou Grenoble et Saint-Etienne, à l’initiative d’Arty Farty (Nuits sonores).

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