22 festivals de psytrance s’unissent pour informer leur public sur l’impact de la crise

Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©Ozora Festival
Le 07.04.2020, à 18h23
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©Ozora Festival
Écrit par Emma Buoncristiani
Photo de couverture : ©Ozora Festival
Afin d’informer au mieux sa communauté, 22 festivals de psytrance se sont réunis en toute transparence afin d’expliquer comment la pandémie de Covid-19 affecte concrètement la scène psychédélique et ses projets.

Ce n’est plus une nouvelle : la crise du Covid-19 fait des ravages et la sphère culturelle est particulièrement touchée. Entre le confinement, les interdictions de rassemblements et les annulations d’événements, les conséquences sont lourdes : d’énormes pertes financières pour les organisateurs, et un été 2020 qui s’annonce particulièrement calme. Face à cela, 22 festivals de psytrance s’unissent autour de “Unity in dance, solidarity in crisis” (Unité dans la danse, solidarité dans la crise). Parmi eux, certains des plus grands comme le Boom, le Mo:dem ou encore l’Ozora. Ce lundi 6 avril, le Hadra Festival a été l’un des premiers à publier cette tribune collective. « Le but de cette initiative est de vous faire savoir comment la pandémie affecte chacun de nos projets et de vous faire prendre conscience des difficultés inhérentes à l’organisation d’un festival ».

Une crise d’une ampleur sans précédent pour la scène psychédélique

Dans un registre solennel, les festivals expliquent qu’il s’agit de « la période la plus difficile de l’histoire de la scène des festivals psychédéliques en Europe », ajoutant que « la majorité [des] rassemblements sont voués à être annulés ou reportés » et « seuls quelques-uns pourraient avoir lieu ». Certains, à l’image du Boom Festival au Portugal ont déjà reporté leur édition à l’année prochaine. « Tout ce qui précède peut conduire à la faillite et à la disparition de nombreux festivals présents parmi les signataires, marquant la fin de la scène des festivals psychédéliques en Europe telle que nous la connaissons ». Le ton est grave mais se veut pédagogique. « La vente des billets est à l’origine du financement de la production tout au long de l’année », couvrant toutes les dépenses. Ainsi, « en cas d’annulation de leur festival, les organisations sont toutes confrontées à une situation financière très difficile ». La crise aura donc des répercussions inévitables sur les « organisations de festivals du monde entier ».

Penser à l’après

Il ne faut néanmoins pas perdre de vue le futur. « Nous retournerons dans un monde différent […] nous créons des festivals parce que cela nous émeut et nous inspire. Cela ne changera pas à cause de cette crise, cela ne fera que nous conduire à faire mieux ». Un vent d’espoir souffle donc sur la communauté psychédélique, qui appelle enfin à « ré-embrasser les idéaux sur lesquels notre scène a été bâtie : l’unité, l’amour, l’empathie, l’inclusivité, l’unité et l’ouverture d’esprit ».

Le communiqué en entier avec notamment la liste des festivals signataires sont à retrouver sur le site Internet du Hadra Festival.

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