Le festival d’art numérique CHRONIQUES lance un week-end de clôture en ligne 100% gratuit

Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©SU Hui-Yu
Le 13.01.2021, à 11h46
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©SU Hui-Yu
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Photo de couverture : ©SU Hui-Yu
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Inaugurée début novembre, la Biennale des Imaginaires Numériques CHRONIQUES s’achèvera à la fin de la semaine. Malgré le reconfinement et la fermeture des lieux culturels, les organisateurs se sont adaptés aux contraintes. La clôture de la biennale sera accessible en ligne, gratuitement.

Par Soizic Pineau

Alors que la précédente édition avait accueilli plus de 55 000 visiteurs, celle de 2020 aura souffert de tous les maux de cette année maudite par les professionnels de la culture. La biennale d’arts numériques a choisi comme thématique l’éternité : pendant trois mois, CHRONIQUES a questionné autant le transhumanisme et l’immortalité, que l’écologie et la question de l’effondrement. Le festival, qui s’ambitionne comme un représentant des arts numériques, s’est tenu entre Aix, Marseille et Avignon, mais surtout en ligne.

Le week-end de clôture s’ouvrira avec une pièce de Cyril Meroni vendredi soir. L’artiste, connu à Marseille pour ses scénographies et son travail de la lumière, était en résidence à Aix pour travailler sur sa pièce, Advienne. S’y mêlent textes et rythmiques de batterie, reliées à de la vidéo et à un jeu de laser. L’artiste s’est intéressé de près à la notion d’entropie en physique quantique, pour en tirer une réflexion plus philosophique que scientifique, sur le temps qui s’étire et nous échappe.

“Advienne” – Cyril Meroni©Naïri

Très attendue également, la performance Krasis se jouera le lendemain. Krasis, c’est la rencontre de la musicienne électro-acoustique Annabelle Playe, et de la designer en réalité virtuelle Alexandra Rădulescu. Les deux artistes proposent une performance interactive, où l’image et le son dialoguent. Tout comme Advienne, Krasis fait partie de la sélection de 14 oeuvres qui ont été accompagnées et co-produites par le festival, qui a vocation à être une plateforme de soutien aux artistes.

Petite déception : pas de captation live pour ces deux performances, qui se joueront quasiment à huis clos. « On espère pouvoir présenter ces projets finis plus tard, dans de meilleures conditions », pointe Mathieu Vabre, commissaire de l’exposition : ces deux pièces sont en effet des sorties de résidences, et sont encore en cours de création. Car CHRONIQUES a beau être un festival numérique, « nous sommes pour que les concerts et performances se vivent pour de vrai », conclut le commissaire.

Mais consolons-nous, la biennale nous offre tout de même une programmation étoffée, accessible en ligne, gratuitement. D’abord avec une modélisation de l’exposition Que voulons-nous faire pousser sur les ruines ? qui se tient à la Friche Belle de Mai : l’occasion, pour certains, de découvrir cet épicentre de la culture à Marseille.
Et au programme du 16 janvier, des conférences et performances, ainsi qu’un récit immersif en ligne. Toutes seront accessibles depuis le site de Chroniques, et s’enchaîneront de 10h à 19h.
Trois tables rondes réuniront des artistes, commissaires d’expositions et professionnels de l’art, pour aborder les questions d’effondrement, de dystopie, mais aussi d’utopie et d’imaginaire.

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Reborn Tree
©Chih-Wei Chuan

Cette journée de clôture en ligne est une petite victoire pour les organisateurs, qui ont vu leur biennale chamboulée, mais ont tenu bon, quitte à tout repenser pour ne pas annuler l’édition. « C’est dur, il y a tellement de choses qu’on ne peut pas montrer. Mais le mot d’ordre était coûte que coûte : on s’est battu pour que ça existe, pour les artistes », explique Mathieu Vabre. « Les conférences et les tables rondes seront accessibles sous forme de podcast », précise le commissaire d’exposition. Et en prime, jusqu’au 17 janvier, un live de Pantha du Prince est accessible gratuitement, par ici.

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