Exposition collective avec:
Émilie Brout & Maxime Marion, Jérémy Chevalier, Wolf Cuyvers, Julien Des Monstiers, Bertrand Dézoteux, Trapier Duporté, John Giorno, Marek Kvetan, Martin Le Chevallier, Ariane Loze, Xénia Lucie Laffely, Nelson Pernisco, Gwendoline Perrigueux, François Prost, Guilhem Roubichou, Ugo Schiavi, Azyadé Talec, The George Tremblay Show, Clara Thomine, Lucas Vidal, Thomas Wattebled.

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Il y a ce moment où l’on sent que son corps et son esprit vacillent. Tout se met doucement à basculer. On est bercé par le rythme ralenti de la musique qui lentement s’essouffle. Endormi par la lumière qui petit à petit vient réenchanter l’espace, après l’avoir électrifié de toute sa force. L’euphorie et les excès laissent place à une sorte de mélancolie joyeuse. Une effervescence qui s’estompe et se transforme. On se pose, ici ou là, on se laisse gagner par ces instants étirés – comme suspendu au rien. On entre dans le monde d’après. L’AFTER.

AFTERPARTY est une exposition collective qui tente de s’immiscer dans ce moment singulier. Prendre la respiration de la création nouvelle, c’est s’habituer à un souffle haletant. Cette respiration, qui permet de ressaisir ce qui nous échappe, est propre à l’œuvre, à l’artiste et au processus de création. Aussi, ce moment de l’après n’est-il pas exactement semblable aux autres after connus précédemment.
Ce n’est plus le tranquille lâcher-prise de l’après- travail ou de l’après-repas, c’est un après qui par son essoufflement durable nous force à nous concentrer sur cet étirement, cette suspension. C’est un après qui s’étire, s’étiole, montre notre fragilité, et malgré elle ou grâce à elle, notre besoin de créer, de s’exprimer, de vivre. Après l’après c’est différent de l’after d’avant qui faisait partie du bousculement, de la précipitation et de l’essoufflement. Ainsi, cette respiration nouvelle met en lumière ce qui auparavant paraissait marginal, éloigné du centre et inutile. Comme le souligne Claude Lévêque dans une interview donnée récemment : « [...] l’art ça ne sert à rien, mais dans cette faculté qu’on a à être à la marge de tout, c’est peut-être ce qui est le plus nécessaire ».
Le paradoxe énoncé par l’artiste révèle la force de sa pensée : c’est parce que les artistes sont à la marge qu’ils sont nécessaires. Ils profitent de l’espace vierge laissé autour des centres d’agitation. C’est par la marge que l’on peut observer le centre.

AFTERPARTY permet d’interroger le sens politique de la fête, de ce qu’il en reste depuis les zones périphériques de l’après. Son arrière-goût amer et sucré nous intrigue et nous attire. L’after englobe nos peurs et nos fantasmes, nous oblige à repenser le sens de cette fête qui nous a enivrés. Sous couvert de l’after, les œuvres réunies ici nous interpellent sur notre façon de penser, d’habiter, de façonner, de projeter ou bien d’abandonner le monde d’aujourd’hui.
Cette nouvelle génération d’artistes – dont les œuvres résonnent en nous comme une détonation — déconstruit les esthétiques établies, les codes érigés et adulés de la création artistique contemporaine actuelle. Une détonation qui renverse les illusions entretenues par notre société mondialisée, toujours plus individualiste.

AFTERPARTY n’est pas qu’un clown triste qui voit la party se terminer. Les œuvres choisies, parfois empreintes de mélancolie et de spleen, révèlent un regard lucide et combatif sur notre société. À travers elles, c’est tout l’engagement d’une génération qui se fait sentir, une véritable force collective s’en dégage, comme le rassemblement des voix en une puissance commune.

AFTERPARTY n’a pas vocation à poser un regard sur le monde ou faire prendre conscience de quelque chose. L’exposition rassemble simplement les travaux d’une génération en marge, la génération d’après : Une Nouvelle Garde. Une génération qui rompt avec les académismes contemporains, sans vouloir s’insérer dans une mode. Après le temps des avant-gardes, cette génération d’artistes ouvre de nouvelles perspectives sur l’œuvre, la création, les systèmes de présentation, les circuits de l’art. Les artistes réunis ici ne prétendent pas « faire du nouveau ». Ils observent le monde, ses failles et ses fissures. C’est dans ces fissures qu’ils créent leurs œuvres. Comme un nouveau souffle, un nouveau cycle commence, plus fragile.
L’AFTERPARTY.

Élodie Bernard, Commissaire de l’exposition

AFTERPARTY

Du Samedi 26 septembre 16h00
au Dimanche 29 novembre 18h00

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Exposition collective avec:
Émilie Brout & Maxime Marion, Jérémy Chevalier, Wolf Cuyvers, Julien Des Monstiers, Bertrand Dézoteux, Trapier Duporté, John Giorno, Marek Kvetan, Martin Le Chevallier, Ariane Loze, Xénia Lucie Laffely, Nelson Pernisco, Gwendoline Perrigueux, François Prost, Guilhem Roubichou, Ugo Schiavi, Azyadé Talec, The George Tremblay Show, Clara Thomine, Lucas Vidal, Thomas Wattebled.

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Il y a ce moment où l’on sent que son corps et son esprit vacillent. Tout se met doucement à basculer. On est bercé par le rythme ralenti de la musique qui lentement s’essouffle. Endormi par la lumière qui petit à petit vient réenchanter l’espace, après l’avoir électrifié de toute sa force. L’euphorie et les excès laissent place à une sorte de mélancolie joyeuse. Une effervescence qui s’estompe et se transforme. On se pose, ici ou là, on se laisse gagner par ces instants étirés – comme suspendu au rien. On entre dans le monde d’après. L’AFTER.

AFTERPARTY est une exposition collective qui tente de s’immiscer dans ce moment singulier. Prendre la respiration de la création nouvelle, c’est s’habituer à un souffle haletant. Cette respiration, qui permet de ressaisir ce qui nous échappe, est propre à l’œuvre, à l’artiste et au processus de création. Aussi, ce moment de l’après n’est-il pas exactement semblable aux autres after connus précédemment.
Ce n’est plus le tranquille lâcher-prise de l’après- travail ou de l’après-repas, c’est un après qui par son essoufflement durable nous force à nous concentrer sur cet étirement, cette suspension. C’est un après qui s’étire, s’étiole, montre notre fragilité, et malgré elle ou grâce à elle, notre besoin de créer, de s’exprimer, de vivre. Après l’après c’est différent de l’after d’avant qui faisait partie du bousculement, de la précipitation et de l’essoufflement. Ainsi, cette respiration nouvelle met en lumière ce qui auparavant paraissait marginal, éloigné du centre et inutile. Comme le souligne Claude Lévêque dans une interview donnée récemment : « [...] l’art ça ne sert à rien, mais dans cette faculté qu’on a à être à la marge de tout, c’est peut-être ce qui est le plus nécessaire ».
Le paradoxe énoncé par l’artiste révèle la force de sa pensée : c’est parce que les artistes sont à la marge qu’ils sont nécessaires. Ils profitent de l’espace vierge laissé autour des centres d’agitation. C’est par la marge que l’on peut observer le centre.

AFTERPARTY permet d’interroger le sens politique de la fête, de ce qu’il en reste depuis les zones périphériques de l’après. Son arrière-goût amer et sucré nous intrigue et nous attire. L’after englobe nos peurs et nos fantasmes, nous oblige à repenser le sens de cette fête qui nous a enivrés. Sous couvert de l’after, les œuvres réunies ici nous interpellent sur notre façon de penser, d’habiter, de façonner, de projeter ou bien d’abandonner le monde d’aujourd’hui.
Cette nouvelle génération d’artistes – dont les œuvres résonnent en nous comme une détonation — déconstruit les esthétiques établies, les codes érigés et adulés de la création artistique contemporaine actuelle. Une détonation qui renverse les illusions entretenues par notre société mondialisée, toujours plus individualiste.

AFTERPARTY n’est pas qu’un clown triste qui voit la party se terminer. Les œuvres choisies, parfois empreintes de mélancolie et de spleen, révèlent un regard lucide et combatif sur notre société. À travers elles, c’est tout l’engagement d’une génération qui se fait sentir, une véritable force collective s’en dégage, comme le rassemblement des voix en une puissance commune.

AFTERPARTY n’a pas vocation à poser un regard sur le monde ou faire prendre conscience de quelque chose. L’exposition rassemble simplement les travaux d’une génération en marge, la génération d’après : Une Nouvelle Garde. Une génération qui rompt avec les académismes contemporains, sans vouloir s’insérer dans une mode. Après le temps des avant-gardes, cette génération d’artistes ouvre de nouvelles perspectives sur l’œuvre, la création, les systèmes de présentation, les circuits de l’art. Les artistes réunis ici ne prétendent pas « faire du nouveau ». Ils observent le monde, ses failles et ses fissures. C’est dans ces fissures qu’ils créent leurs œuvres. Comme un nouveau souffle, un nouveau cycle commence, plus fragile.
L’AFTERPARTY.

Élodie Bernard, Commissaire de l’exposition

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