Ecstasy “chinois” surdosé : le monde de la nuit lance l’alerte sur un ”sujet de santé publique grave”

Photo de couverture : ©D.R.
Le 04.09.2019, à 16h31
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Suite au décès d’une personne après une soirée à Dehors Brut le week-end dernier, plusieurs experts et professionnels de la Nuit appellent à la vigilance du public face à la circulation de produits stupéfiants jugés « particulièrement dangereux ». Leur communiqué exige la mise en place de nouvelles mesures préventives par l’Etat.

Dans un communiqué relayé sur ses réseaux hier après-midi par l’équipe de Dehors Brut, le Collectif Action Nuit – réunissant experts et professionnels de la Nuit en France – fait état d’un contexte sanitaire inquiétant et constate une « recrudescence de la consommation de stupéfiants particulièrement dangereux ». Il déplore notamment la circulation de produits transformés et surdosés particulièrement nocifs, comme l’”ecstasy chinois”. « Présenté et vendu comme ecstasy ou MDMA, sous forme de poudre, cristal, capsule ou cachets [ses] effets seraient davantage désastreux. »

Le communiqué s’appuie également sur un rapport de la National Crime Agency britannique rapportant plus de 125 décès probablement liés à la consommation de N-Ethylpentylone (molécule active présente dans cette drogue asiatique, ndlr) sur le territoire. Le texte cite également un rapport publié en 2018 par la World Health Organization recensant 25 cas de décès sur le sol américain, entre 2016 et 2018, liés à cette même molécule.

Si le collectif appelle d’une part les médias à « [prendre] la parole pour mettre en garde le public » – félicitant le travail de Mixmag, dont l’article alertant sur les dangers de cet “ecstasy chinois” circule amplement sur les réseaux sociaux du milieu techno – il insiste sur la responsabilité de l’État quant à la mise en œuvres « d’actions concrètes afin d’éradiquer [ce désastre] au plus vite. »

« Des jeunes meurent. Nous, professionnels de la nuit, revendiquons une considération de l’État à la mesure de l’enjeu, pour éviter de nouvelles tragédies au sein de nos établissements. »

Le CAN rappelle par ailleurs avoir transmis aux Ministres de l’Intérieur et de la Santé en mars 2018 cinqpropositions de mesures « urgentes » (consultables ici) pour faire face à la situation. « Aucune à ce jour n’est en place », déplorent-ils.

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