À voir : un docu Vice enquête sur l’explosion de la consommation de GHB en Europe

Écrit par Cécile Giraud
Photo de couverture : ©Vice
Le 17.12.2019, à 14h38
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Écrit par Cécile Giraud
Photo de couverture : ©Vice
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Diffusé le 2 décembre dernier, le septième épisode de la série High Society est consacré au GHB, la drogue qui semble se répandre de manière épidémique dans les clubs d’Europe. Mais pourquoi se vend-elle si bien ? C’est la réponse à laquelle les journalistes de Vice ont tenté de répondre en 15 minutes de documentaire.

C’est la drogue qui peut faire passer du rire aux larmes. Si quelques millilitres suffisent pour rendre euphorique celui qui la consomme, la surdose est fréquente. Parce que le GHB tue et semble se répandre de manière épidémique dans toute la club culture européenne, Vice a consacré le dernier épisode de sa série High Society à celle que l’on surnomme “la drogue du violeur”. Durant ces 15 minutes de documentaire, les journalistes enquêtent sur l’ampleur de la consommation du GHB, cette drogue longtemps restreinte aux cercles des chemsex parties [sexe à plusieurs à l’aide de substances chimiques, ndlr.]. Amateurs de hardcore hollandais, clubbers à Ibiza, DJs, hôpitaux… les journalistes de Vice se sont rendus là où le GHB a fait de trop nombreuses victimes ces dernières années.

Marché fluctuant et usage quotidien

Facile à produire, bon marché, ce liquide incolore et très amer se vend très bien. Au point que depuis quelques temps, il a su s’introduire dans la club culture mainstream, sortant des cercles underground et des afters interminables aux rideaux tirés. Plus encore, il a gagné le quotidien de certaines personnes qui le voient comme une substance accompagnant une aprem de chill, une partie de jambes en l’air, voire un DJ set. C’est le cas de l’artiste Jackmaster, qui a dû mettre sa carrière de côté suite à une succession de dérapages causés par son addiction. Dans le documentaire, il confie que le GBL – molécule devenue GHB une fois ingérée – le pousse à ne plus être maître de ses actes. « Une fois, je me suis effondré en plein gig. C’est la pire expérience de mort imminente que j’ai vécue. Mais la drogue a tellement d’emprise sur moi que des trucs pires sont arrivés depuis ». Faisant référence aux accusations d’attouchements sexuels lors d’un festival britannique en 2018, le DJ écossais déclare : «J’ai fait du mal à ces filles et ça me brise le cœur de le savoir. La drogue n’est pas une excuse, mais ça permet d’expliquer en partie pourquoi j’ai agit comme ça. Tout est entièrement de ma faute ».

La prévention à tout prix

Comme l’espère la docteure Sarah Finley du St Mary’s Hospital à Paddington, les conditions idéales de prise de GHB seraient de mieux connaître les doses réglementaires dans un environnement où tout le monde saurait quoi faire en cas d’overdose. Pour cela, Dr. Finley recommande : « Si quelqu’un·e commence à ronfler et qu’il est impossible de le·la réveiller, si il·elle s’évanouit et que vous pensez qu’il n’arrive pas à respirer, qu’il suffoque, il faut s’inquiéter et l’emmener à l’hôpital. Allongez le·la, mettez-la·le sur le côté et veillez à ce qu’il·elle ne s’endorme pas tout en appelant les secours ».

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