À voir : un docu culte de 2004 présentait la scène electro de Rotterdam avant qu’elle n’explose

Écrit par Maxime Jacob
Photo de couverture : ©MTV
Le 20.03.2020, à 12h03
02 MIN LI-
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©MTV
Écrit par Maxime Jacob
Photo de couverture : ©MTV
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En 2004, les caméras de la chaine musicale MTV se posaient sur Legowelt, I-F, Alden Tyrell, Comtron et Clone quelques années avant que la scène de Rotterdam ne devienne incontournable. Au programme : des synthétiseurs, des bases militaires secrètes et des séquences cultes.

Comment introduire la scène de Rotterdam à ceux qui ne la connaissent pas ? L’animateur suédois de l’émission MTV This Is Our Music, Lars Beckung, trouve ces mots : « Ces artistes semblent s’inspirer du passé et du futur sans se soucier de ce que peut penser le reste du monde ». C’était vrai il y a 16 ans, ça l’est toujours aujourd’hui.

Le documentaire qui lui est dédié à cherche à donner un aperçu de la scène electro avant gardiste formée par Legowelt, Alden Tyrell, IF et son label Viewlexx, tous rassemblés autour du mythique label Clone Records et de son patron Serge, – qui publiait récemment dans les colonnes de Trax une tribune pleine d’espoir pour la scène électronique actuelle.

Les journalistes de MTV commencent par s’intéresser à Danny Wolfers, dit Legowelt. Dans un séquence culte, le musicien leur montre un synthétiseur « moche et inutile, mais extrêmement rare », avant de leur faire part de son amour pour les cartes géographiques. Puis, en extérieur, de pointer un bâtiment étrange : « C’est une base secrète de l’armée. Personne ne sait ce qu’il s’y passe ».

Legowelt, en 2004

L’autre temps fort du documentaire se concentre sur IF. Le producteur qui a notamment mixé pour le closing du Dekmantel 2019, dévoile sa vision radicale et anarchiste de la musique. « Si je n’étais pas dans la musique, je serais probablement un mafieux », explique-t-il à MTV, au volant de sa voiture dans les rues de Rotterdam.

Le reportage de 20 minutes, brillamment exécuté, donne un bon aperçu de l’état d’esprit qui a permis à ces artistes de produire des morceaux qui font aujourd’hui partie de l’histoire de la musique électronique. Seize ans plus tard, on y trouve toutes les raisons de continuer à s’intéresser à la scène hollandaise, et on en ressort avec une irrépressible envie de se mettre à la musique.

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