À voir : la DJ polonaise VTSS raconte ses débuts dans la hard techno lors d’un shooting de mode

Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©Valentin Fabre
Le 28.05.2020, à 17h42
02 MIN LI-
RE
©Valentin Fabre
Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©Valentin Fabre
0 Partages
Forte d’un maxi aiguisé comme une lame et d’une résidence aux soirées Possession à Paris, la DJ et productrice polonaise VTSS est désormais l’une des figures montantes de cette nouvelle génération qui aime la techno quand elle est jouée vite et fort.

Cet article est initialement paru en février 2020 dans le numéro 228 de Trax Magazine, disponible sur le store en ligne.

Par Hélène Landré

Le club n’attend pas. Ça, la Polonaise Martyna Maja l’a bien compris. Avant de devenir DJ, productrice et résidente des soirées Possession à Paris, celle que l’on connaît sous le nom de VTSS a fait ses premières expériences de club à tout juste 14 ans, à Varsovie : « C’était l’époque de ce genre musical si bizarre qu’on appelait la fidget house. J’étais mineure mais il y avait un club qui voulait bien me laisser rentrer avec mes amis si nous avions un papier signé disant que nos parents étaient d’accord pour qu’on soient là. Évidemment, nous faisions tous de fausses autorisations ».

01
Chemise ACNE STUDIOS, Collants MARINE SERRE CHEZ MATCHESFASHION.COM, bottes ROMBAUT.
©Valentin Fabre

De quoi commencer à se façonner très tôt une solide culture musicale, complétée par des études d’ingénierie sonore et une découverte presque par hasard du UNSOUND à Cracovie qu’elle considère aujourd’hui comme « le meilleur festival sur cette planète ». C’est sans doute ce qui l’a poussée vers ses premiers DJ sets, il y a cinq ans, en mixant techno, EBM et hardcore dans des clubs comme Jasna 1 et des soirées comme Brutaż à Varsovie. « Il se passe vraiment beaucoup chose au niveau de la scène locale en ce moment », raconte-t-elle. « Le seul problème, c’est que le Zloty, la monnaie polonaise, est faible et que les gens n’ont pas beaucoup d’argent pour payer les entrées des événements. C’est donc très difficile d’en vivre. Par contre, Berlin est à seulement 5 heures de route ».

« Pendant longtemps, j’ai été très investie dans la scène gabber polonaise. J’avais même un collectif qui s’appelait Princesses of hardcore »

Pour jouer davantage, autant que pour vivre à l’étranger, VTSS a décidé d’entasser ses disques et ses platines à l’arrière de sa voiture et de filer s’installer dans la capitale allemande. L’occasion de jouer aux côtés de Varg lors de la dernière édition du festival Berlin Atonal et de sortir en solo le maxi Identity Process chez Repitch Recordings. Un disque sombre et sans concession qui rappelle que lorsqu’il s’agit de musique, VTSS n’est pas une enfant de chœur.

01
Top SANDRO, Bijou de tête OMUT
©Valentin Fabre

« Pendant longtemps, j’ai été très investie dans la scène gabber polonaise », précise-t-elle. « J’avais même un collectif qui s’appelait Princesses of hardcore. À l’époque, personne n’aimait ce genre de musique. Maintenant, j’ai l’impression que tout le monde joue très dur et très vite, parfois même de manière un peu excessive. C’est devenu la course à qui va le plus te casser la tête. J’ai vu des DJs qui jouaient en début de soirée et ne passaient que du gabber. Ça détruit toute la progression de la soirée. Tout ça me donne parfois envie de calmer le jeu ». Mais qu’on se rassure, VTSS n’est pas prête de jouer de l’ambient à la prochaine soirée Possession.

Identity Process de VTSS est paru le 4 juillet 2019 chez Repitch Recordings

Trax 228, février 2020
0 Partages

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant