Covid-19 : 4000 spectateurs allemands vont servir de cobayes dans une salle de concert

Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©D.R.
Le 27.07.2020, à 19h21
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C’est un chamboulement sans précédent que traverse le monde de la culture. Alors que les Français sont toujours dans l’incertitude concernant la réouverture des salles de concert et que les professionnels de la musique attendent des réponses, l’Allemagne, de son côté, fait avancer la recherche.

Par Flora Santo.

L’initiative s’appelle Restart-19. C’est une étude pilotée par le centre de médecine universitaire de Halle (Allemagne), dont le but est de vérifier dans quelle mesure le coronavirus circule dans un espace clos. Le lieu de l’expérimentation ? Une salle de concert située à Leipzig, où 4200 volontaires assisteront le 22 août à la performance du chanteur-compositeur allemand Tim Bendzko.

Risque minime

Selon les chercheurs, le risque de contamination est minime, car le but de l’expérimentation n’est pas de répandre le virus dans la foule. En effet, les participants, qui auront entre 18 et 50 ans, devront avoir été testés négativement au coronavirus dans les 48 heures précédant le concert. Ils porteront tous un masque FFP2 et se désinfecteront régulièrement avec du gel hydroalcoolique fluorescent qui permettra aux chercheurs d’identifier les potentielles surfaces de transmission du virus, en parcourant et scrutant la salle à la fin du spectacle.

Équipés d’un collier électronique qui tracera tous leurs mouvements, les participants seront confrontés à trois scénarios différents : le premier simulera une situation normale pré-covid, avec simplement des masques en plus, le deuxième, une distanciation physique plus importante et le troisième ne comptera que 2000 spectateurs ainsi que 1,50m de distance entre chaque personne.

Les résultats seront rendus public par les chercheurs à la rentrée. « Si nous voulons autoriser de grands événements à nouveau dans le futur, nous avons besoin de connaissances scientifiques sur comment minimiser le risque d’infection et garantir plus de sécurité à tous les participants » a déclaré Petra Köpping, ministre des Affaires Sociales et de la Cohésion Sociale. Une piste intéressante qui, sait-on jamais, pourrait inspirer le gouvernement français.

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