Comment le nouveau club Chez Gustave a conquis les Parisiens avec son “clubbing à la française”

Le 21.01.2019, à 13h30
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Un dancefloor en marbre ? House music et champagne ? C’est la recette proposée par Guillaume et Geoffrey, initiateurs des soirées Chez Gustave au Pavillon Cambon. Et jusqu’à maintenant, ils font carton plein. En ce début d’année, ils annoncent le programme des prochaines soirées et reviennent sur la genèse de ce club « à la française ».

À l’automne dernier, la première soirée Chez Gustave invitait la musique électronique au Pavillon Cambon, une ancienne banque dans le coeur de Paris. Le trio Bon Entendeur honorait l’inauguration de ce nouveau concept de soirées “à la française” : Chez Gustave occupe mensuellement ce lieu somptueux et plonge le clubbing dans une ambiance inspirée des années folles, digne de Gatsby le Magnifique. On peut y venir paré d’un masque ou d’un déguisement, profiter d’un cadre chic, déguster champagne et petits fours tout en assistant aux performances d’artistes réputés, comme Kerri Chandler ou Joris Delacroix. Après la réussite de leurs trois premières éditions (dont 2 sold out), les organisateurs annoncent les premières dates de 2019.

La prochaine Chez Gustave accueillera samedi 26 janvier dans son format classique, Breakbot et ses guests, puis innovera à partir de février, avec l’addition des nouveaux “concerts de Gustave” – des live en before de certaines dates, comme celui de Parra For Cuva, jeune musicien allemand qui mêle ses influences jazz et indie pop dans une électro mélancolique, le 23 février (juste avant la venue de Jeremy Underground et des crews de Craki et D.KO) ; ou encore le groupe de Jan Blomqvist le 9 mars. « Ça fait très longtemps qu’on voulait produire des artistes en concert. », explique Geoffrey, l’un des initiateurs du projet. « Comme on fait du club et de l’électro depuis 3 ans et demi, on a pas l’étiquette “salle de concert” et c’est difficile d’inviter des artistes pop, jazz ou autres. On n’a pas encore assez de bagage dans ces genres-là pour être considérés comme légitimes dans le booking de certains artistes, qu’on aimerait pourtant faire venir. » Chez Gustave mise sur les retours de ces soirées-concerts pour leur permettre de gagner petit à petit la reconnaissance des bookers et ouvrir leur programmation à des artistes plus variés.

C’est justement via ce “petit à petit” que s’est construit le projet des soirées Chez Gustave, et que Geoffrey et Guillaume – qui étaient également à l’origine des soirées Rituel – ont pu dénicher ce lieu prestigieux. « Avec Rituel, on a lancé cette marque de fabrique consistant à investir des lieux atypiques, souvent des monuments historiques. » Ces soirées ont effectivement investi le Pavillon des Etangs à Boulogne, le couvent des Récollets ou encore des caves médiévales. « Ce sont des lieux qui n’avaient jusqu’alors quasiment jamais abrité ce genre d’événements ». Geoffrey explique que c’est la réussite de ces projets qui leur a accordé la confiance des propriétaires de ces lieux et la légitimité nécessaire pour porter un concept comme Chez Gustave jusqu’au Pavillon Cambon. Et cette réussite, ils la doivent aussi à leur public : « Les gens jouent le jeu. On a été sold out sur tous les événements et tout le monde a toujours été hyper respectueux du lieu. C’est aussi pour ça que les gérants nous font confiance et nous permettent de construire ce projet de façon pérenne. »

Les soirées Chez Gustave devraient occuper le Pavillon Cambon « pour encore deux bonnes années », et ont déjà prévu d’accueillir la légende de Detroit Moodymann, les fréquences funk de Gilles Peterson, ou encore la techno de Recondite.On fait confiance aux organisateurs et à leur bougeotte : « On a pas mal de trucs en tête… ». Plus d’informations sur Chez Gustave sur leur page Facebook.

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