Comment le mouvement Ecstatic Dance amène yoga et bien-être dans la culture club

Écrit par Trax Magazine
Le 20.02.2019, à 16h26
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©Sanjin Kaštelan
Écrit par Trax Magazine
Partout dans le monde, les sessions d’Ecstatic Dance fédèrent de plus en plus d’adeptes autour d’un concept à mi-chemin entre danse et yoga, prônant un lâcher-prise physique et spirituel qui conduirait au bien-être, et même à l’extase. Mais en quoi consiste ce conscious clubbing, où le cacao et la musique sont seules drogues admises ?

Dans le début des années 2000, une nouvelle forme de clubbing alternatif à vue le jour à Hawaï avant de se répandre dans certaines des plus grandes capitales la fête. À San Francisco, Goa, Paris ou Berlin, l’”Ecstatic Dance” emballe tous les néo-hippies, les adeptes de yoga, les burners ou bien simplement les enthousiastes de danse et de musique électronique fatigués des ambiances sombres et (parfois) malsaines des clubs. Lors des séances d’Ecstatic Dance, pas d’alcool ni de drogue, pas de lumières tamisées, et surtout : pas de parole.

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Ce mouvement prône un lâcher-prise et une connexion avec son moi intérieur par la biais de la danse et de la musique – un peu à la façon de la transe et des pratiques de chamanisme dont elle s’inspire – loin de l’atmosphère brumeuse des boîtes de nuit. En fonction des séances, les participants se retrouvent dans des lieux lumineux et se consacrent à différentes activités solitaires ou collectives : méditation, yoga, recueillement, consommation de cacao (dont les effets seraient euphorisants), et danse, sans échanger un mot. À mi-chemin entre quête de bien-être et pratique festive, l’Ecstatic Dance compte désormais de nombreux adeptes partout dans le monde, et a fédéré autour d’elle une véritable communauté.

Une communauté de danseurs, mais aussi d’artistes. C’est en fait toute une scène musicale qui s’est développée autour du mouvement. De nombreux festivals dédiés ont vu le jour, comme l’Ecstatic Dance Festival en Grèce, ou le Goa Ecstatic Festival en Inde, et de plus en plus de DJs s’affilient au courant : Tikki Masala, Esta Polyesta, Yarun Dee… Ces derniers se considèrent comme des guides, qui accompagnent via de mix psytrance, worldbeat, dubstep ou house teintée de tambours ou de chants chamaniques, la transe des participants.

Dans le numéro de février de Trax Magazine, dédié à la fête sans excès, le journaliste Matthieu Foucher consacre quatre pages à ce conscious clubbing. Y témoignent plusieurs adeptes de l’Ecstatic Danse, comme Virginie Brune, organisatrice de sessions, Mose, producteur et petite star du milieu, ou encore Josie, ancienne clubbeuse qui a fait face a la dépression grâce au yoga, à la méditation et à la danse. Trax #218 est disponible en kiosque ou sur le store en ligne.

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