Christiane Taubira : « La nuit a été l’espace qui m’a permis de définir mon champ de liberté »

Écrit par Erwan Lecoup
Le 26.09.2019, à 10h16
02 MIN LI-
RE
©Arnaud MEYER/LEEXTRA POUR LE JDD
Écrit par Erwan Lecoup
Alors que sort ce jeudi 26 septembre son livre Nuit d’épineChristiane Taubira a répondu aux questions du journal Le Monde, cette semaine. L’ancienne Garde des Sceaux y narre le rapport singulier qu’elle entretient à la nuit depuis son enfance, et notamment la place qu’y tient le jazz.

Ministre de la Justice de 2012 à 2016, Christiane Taubira a répondu aux questions du journal Le Monde, dans une interview parue le 24 septembre. Auteure de nombreux ouvrages (Murmures à la jeunesse ou Baroque sarabande, par exemple), elle publie aujourd’hui Nuit d’épine où elle s’épanche sur son rapport singulier à la nuit, entre « méditation poétique, subjective et incisive sur les nuits qui ont marqué sa vie », nous apprend Le Monde

« La nuit a été l’espace qui m’a permis de définir mon champ de liberté », déclare-t-elle dans cette interview. L’ancienne ministre de la Justice confie notamment que son « rapport singulier à la nuit est consubstantiel à [son] rapport au jazz », auquel l’ont conduite « Miles Davis, Nina Simone, Ella F, Cole Porter ou encore Max Roach ». Elle tisse d’ailleurs un lien intéressant entre le jazz et le monde nocturne : « Le jazz et la nuit, c’est inextricable. L’origine du jazz, c’est l’échappée nocturne pour les esclaves ». L’auteure avoue aimer aussi le reggae, mais « c’est assurément une musique de jour » tranche-t-elle.

En fonction dans les gouvernements successifs des premiers ministres Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, c’est également une nuit qu’elle « décide de partir et de lui écrire une lettre de démission » (à Manuel Valls, ndlr). « La nuit, c’est le temps du chuchotement, de l’éclipse, le temps de la pensée, du courage, du rêve et du risque. C’est la nuit que s’inventent tous les renversements du monde », conclut Christiane Taubira.

Elle sera présente lors de La Nuit du Monde Festival le 5 octobre 2019 au Théâtre des Bouffes du Nord, pour lire et commenter les Feuillets d’Hypnos, de René Char, auteur qui lui est cher.

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant