Ce qu’ont donné les 4 heures de set de Laurent Garnier sur le toit de la Philharmonie de Paris

Écrit par Trax Magazine
Le 11.07.2019, à 14h21
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©Jacob Khrist
Écrit par Trax Magazine
Le 5 juillet dernier, Laurent Garnier était invité par la Philharmonie de Paris à jouer un set de 4 heures sur le toit de l’édifice monumental, dans le cadre du festival Days Off. Trax y était, et raconte ce moment chargé de bonnes ondes et d’émotions, qui suivait de peu les obsèques du regretté Philippe Zdar.

Par Olivier Pernot

De l’amour, toujours de l’amour ! La scène électronique française était réunie mardi dernier pour les obsèques de Philippe Zdar. Toutes les chapelles, de la house au hardcore, ont voulu rendre un dernier hommage à l’un de ses plus brillants représentants. Moment de communion et de tristesse. Quelques jours plus tard, quand il était de retour à Paris, Laurent Garnier avait toujours en tête son « bro » Zdar et la musique de Cassius a été deux moments forts du mix que le DJ a livré à la Philharmonie. Un mix suspendu, aérien, livré sur la terrasse de l’édifice, dans une ambiance à la cool, baignée de soleil. Philippe aurait adoré.
Pour l’exposition « Electro : de Kraftwerk à Daft Punk », qui engage son dernier mois à Philharmonie, Laurent Garnier a réalisé 11 mixes qui sont un fil conducteur sonore à la déambulation. Logiquement, il revenait vendredi dernier à la Philharmonie, dans cet espace insolite, la terrasse, pour un mix inédit. Vers 18h, le DJ ouvre son set tout en relaxation jazzy. Les quelques centaines de spectateurs gravissent lentement le chemin qui serpente sur la face nord de l’édifice et se retrouvent sur cette terrasse qui surplombe Paris. En dessous les arbres du Parc de la Villette. Au loin, le Sacré Cœur et la Tour Eiffel. Et devant Laurent Garnier dans son exercice favori : lentement, doucement, sereinement capturer les auditeurs, les faire monter comme son mix.

Au bout d’une heure et demie, des bras se soulèvent et une première clameur surgit de la foule qui a encore envie de grimper encore et Garnier sait faire ça comme personne, alternant moments d’écoute, moments d’abandon, moments de danse, générant des crêtes d’excitation dans ce public forcément conquis. Avant de lâcher un classique fédérateur comme “Rej” de Âme ou de prendre le micro pour annoncer un extrait du dernier album de Cassius. Devant la façade brillante de mille feux de la Philharmonie, le mix monte encore, entre house et techno, savamment dosées, alors que le soleil descend progressivement sur la butte Montmartre.

Puis la foule est emportée dans un final en coucher de soleil où se succèdent deux morceaux qui célèbrent l’amour : “I Feel Love” de Donna Summer et “I <3 U So” de Cassius. Sur cette hauteur qui domine Paris, ouverte au ciel et aux étoiles, à la mémoire de Zdar.

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