Bruxelles : Nuits sonores et European Lab s’emparent de Bozar, LaVallée et du C12 pour 5 jours de festival

Écrit par Cécile Giraud
Le 27.09.2021, à 13h01
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Écrit par Cécile Giraud
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Du 6 au 10 octobre, Nuits sonores et European Lab prennent possession de trois lieux emblématiques de Bruxelles. Divinement contemporain, le festival semé de talks et lives immanquables célèbre ainsi une 4ème édition engagée, festive et libérée.

Le sombre tunnel d’annulations et reports aura duré deux ans. Deux ans que depuis sa dernière édition, Nuits sonores rêve de pouvoir à nouveau faire danser Bruxelles. Main dans la main avec European Lab, le diamant lyonnais va donc enfin pouvoir célébrer cette quatrième saison de lives, talks et fêtes. Du 6 au 10 octobre, rendez-vous à Bozar, LaVallée et au C12 pour profiter de cet oasis de paix éphémère.

Pétrir les genres, mixer les codes

Le futur sera mixte, paritaire et inclusif, ou ne sera pas. Voilà le mot d’ordre de cette nouvelle édition tant attendue de Nuits sonores Brussels. « Quel rôle un festival et un forum de débat d’idées doivent-ils jouer auprès du public et de son territoire ? Comment prendre la juste mesure de la crise démocratique et environnementale que nous traversons ? Comment être utiles et tenter de transformer nos événements culturels en opportunités de conjurer le repli sur soi ? » Débats et idées, musiques électroniques et live bouillants… le festival signe un pacte avec le futur des nuits européennes safes, écologiques et créatives.

Ainsi, pendant 5 jours, Nuits sonores Brussels déclinera un line up polymorphe. Max Cooper croisera le compositeur post-moderne Bruce Brubaker pour un hommage à Philip Glass. Les musiques institutionnelles seront donc chahutées par une nouvelle garde de musicien·ne·s subversif·ve·s, à l’image du néo- classicisme défendu par les Polonaises Hania Rani & Dobrawa Czocher. Ensuite, la musique flirtera avec la danse, le cinéma et la performance, à travers notamment la création Deep See Blue Surrounding You, projet de la vidéaste et plasticienne Laure Prouvost. Elle invitera pour cette occasion Flavien Berger et Lafawndah.

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Bruxelles la belle

Parce que Bruxelles est le plateau tournant des allées et venues d’artistes européen·ne·s, la programmation de ce Nuits sonores belge sera tout à fait locale. Et donc, à l’image de la capitale: éminemment internationale. M I M I, jeune artiste belge originaire de Zambie partagera ainsi les platines du C12 avec Dziri et Mika Oki dont le set magnétique fraiera le chemin du b2b de Daniel Avery & HAAi. Le Motel x Darwin, le nouveau duo It’s Complicated formé par David Shaw et Strapontin… le club du C12 compte bien chambouler le Marché aux Herbes.

Panser le présent pour penser le futur

Toujours dans cette volonté de rendre la nuit plus inclusive, le festival donnera également carte blanche au Queer Future Club. Regroupant performeur·euse·s, danseur·euse·s, musicien·ne·s, orateur·rice·s, et même cartomancien·ne·s, le collectif ultra créatif s’occupera de la closing dimanche 10 octobre à LaVallée.

Côté rencontres, European Lab Brussels animera un workshop avec Khyam Allami, qui explorera les thèmes en lien avec le tuning et les technologies musicales à travers son projet collaboratif Apotome, mené avec le studio de création Counterpoint. Les participant·es seront invité·es à créer leur propre système d’accord et à faire de la musique générative, l’idée étant de préparer ainsi une performance collective improvisée.

Côté conférences, en partenariat avec Le Grand Continent, les Nuits sonores belges s’interrogeront sur les politiques migratoires de l’Europe. La conférence sera modérée par Elena Maximin, qui recevra sur scène Marie Walter-Franke, (Centre Jacques Delors), l’Italienne Sara Prestianni (de l’organisation MigrEurope) et l’autrice Sulaiman Addonia. Un sujet lourdement d’actualité, qui se déclinera sur le monde de la musique dans la salle Terarken 2, où les orateur·rice·s se demanderont quels rôles jouent les acteur·rice·s du monde artistique dans l’accompagnement et le sou- tien aux réfugié·e·s et aux migrant·e·s.

Enfin, le festival donne carte blanche à Bledarte. Composé de femmes DJs, artistes et tour managers issues de l’immigration, le collectif posera le doigt sur la gentrification à Bruxelles et ses enjeux : à qui profitent les nouveaux (ou pas) lieux culturels et pourquoi existent-ils ? Un talk tout aussi d’actualité que le reste des rencontres, animé par le journaliste belge Nicholas Kumba.

Toutes les informations, la programmation complète et la billetterie sont à retrouver sur la page Facebook et sur le site internet de l’évènement.

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