Boiler Room lance son festival de films en ligne pour plonger dans les contre-cultures du monde

Écrit par Jean Paul Deniaud
Photo de couverture : ©Letizia Battaglia
Le 14.04.2020, à 12h43
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©Letizia Battaglia
Écrit par Jean Paul Deniaud
Photo de couverture : ©Letizia Battaglia
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Du 16 avril au 16 mai, la plateforme de streaming Boiler Room lance son festival de films en ligne, via sa branche cinéma 4:3. 11 long-métrages et un court pour plonger dans les méandres des contre-cultures internationales.

Depuis son lancement en 2010, Boiler Room est devenu le passage obligé pour tous les DJs de la planète. Jusqu’à plusieurs fois par jour, la plateforme en ligne diffuse ou rediffuse des mixes filmés en public, propulsant la carrière des artistes aux platines. Sa filiale consacrée aux films et documentaires, 4:3, lancée en 2018, est elle moins célèbre. 

Lancée avec l’ambition de devenir le “Netflix de l’underground”, 4:3 cherche à “refermer le fossé entre la vraie vie et nos expériences numériques” selon Stephen Mai, à la direction marketing de Boiler Room. Depuis 2 ans, ce nouveau canal diffuse (et parfois produit) films underground, archives musicales, documentaires ou courts-métrages. On doit notamment à 4:3 le court documentaire sur l’émergence de la scène techno en Palestine diffusé l’an dernier. 

À partir du jeudi 16 avril, et jusqu’au samedi 16 mai, la plateforme 4:3 choisit de faire découvrir quelques uns de ses films les plus ambitieux, via un vrai petit festival en ligne et les projections de 11 long métrages, et 1 court. En ouverture, le documentaire 3OHA (Zona) (le 16 avril à 22h) retrace l’émergence de la culture occidentale en Ukraine et en Russie depuis les années 1990 jusqu’à aujourd’hui, avec les questions d’identité et de consommation engendrées.  

On retrouve aussi, au fil des quatre semaines du festival, l’histoire d’un club de strip tease afro-américain lesbien à Los Angeles (Shakedown, le 18 avril) ; Aidol, un film d’anticipation se déroulant en 2065, et mettant en scène une superstar de l’intelligence artificielle lors d’une finale de jeux olympiques de eSports (le 27 avril) ; un portrait de Ryuichi Sakamoto, illustre compositeur et producteur de musique électronique (Ryuichi Sakamoto: Coda, le 5 mai) ; ou un documentaire sur un genre méconnu du nord de l’Angleterre, appelé makina, mêlant rythmes hard tech à 180bpm et mélodies auto-tunées (Makina!, le 11 mai).

Au-delà de la musique, le festival propose plusieurs films de société, comme aux côtés de la photographe sicilienne Letizia Battaglia dans sa couverture de la mafia (Shooting the Mafia, les 27 et 29 avril) ou au cœur des usines et de la consommation chinoises (11:11, le 9 mai). En bref, un vrai festival de l’underground international qui arrive à point nommé pendant les semaines de confinement qui restent devant nous. Le programme complet est à retrouver ici.

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