Au Royaume-Uni, grands clubs et DJs célèbres s’unissent face au déclin de la fête

Écrit par Théodore Hervieux
Photo de couverture : ©Sarah Ginn
Le 27.04.2016, à 11h49
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©Sarah Ginn
Écrit par Théodore Hervieux
Photo de couverture : ©Sarah Ginn
Face à une hausse galopante des fermetures de clubs au Royaume-Uni, une association de lobbying vient de lancer un vaste plan de sauvegarde, soutenu par de nombreux artistes anglo-saxons, comme Groove Armada, Eats Everything ou Jackmaster. Cette initiative va-t-elle suffire à endiguer le phénomène ?


Contre le déclin de la fête chez nos voisins anglais, la riposte s’organise. L’association Night Time Industries (NTIA), un lobby disant “représenter la gigantesque success story qu’est la cinquième plus grosse industrie du Royaume-Uni”, vient tout juste de lancer une campagne massive de préservation du monde de la nuit outre-Manche. Nommée #nightlifematters, l’initiative a d’ores et déjà reçu le soutien de nombreux artistes de premier plan de la scène locale, à l’instar de Jackmaster, Eats Everything ou encore Groove Armada, mais aussi d’établissements phares comme la Fabric à Londres, le Sub Club de Glasgow ou le Motion de Bristol.

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L’association a prévu un programme en conséquence : débats, expositions et soirées se succéderont durant une année à travers divers clubs répartis sur le territoire insulaire. Si les détails de ce programme restent encore flous pour le moment, #nightlifematters a déjà dans les cartons six soirées dans six villes différentes du Royaume-Uni, Seth Troxler, Dusky, Craig Richards, Kano, Lady Leshurr et Shy FX ont, de leur côté, confirmé leur présence.

Cette campagne veut faire face à un phénomène qui fait trembler le monde de la nuit au Royaume-Uni. Comme le rappelait la BBC en 2015, le nombre de clubs outre-Manche aurait presque été divisé par deux en seulement dix ans, passant de 3 144 en activité en 2005 à 1 733 seulement l’année dernière. Le problème a également attiré l’attention du maire de Londres, Boris Johnson, qui a annoncé le mois dernier la création d’une “commission de la nuit”, chargée d’enquêter sur les manières de sauvegarder l’économie nocturne de la ville. Elle pourrait déboucher, comme à Paris et Amsterdam, sur l’élection d’un maire de la nuit.

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