Au-delà de 120 BPM la musique augmenterait le risque d’accident de voiture

Écrit par I. Liotard
Le 19.09.2019, à 11h25
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Écrit par I. Liotard
Ecouter un track à plus de 120 battements par minute en voiture rendrait la conduite dangereuse, d’après une étude réalisée par divers laboratoires universitaires chinois.

Le mois dernier, une association de sept laboratoires chinois a révélé, à partir de leur étude « Effet de l’écoute musicale sur l’état physiologique, la charge de travail mental et la conduite en tenant compte du tempérament du conducteur », que les musiques à plus de 120 battements par minute (BPM) rendaient plus dangereuse la conduite automobile. Cela concerne donc une grande partie des musiques électroniques, lorsque l’on sait que la house a un BPM moyen compris entre 124 et 130, la techno jusqu’à 145, et le hardcore ou le gabber jusqu’à 200 BPM.

Pour en venir à ce résultat, les chercheurs se sont appuyés sur une expérience de simulation de conduite réalisée avec 60 personnes (apparemment choisies à partir de résultats à des tests de personnalité différents) et ont remarqué que lorsque les individus écoutaient de la musique à plus de 120 BPM, ils avaient tendance à rouler en moyenne 5 min plus vite et, surtout, à dépasser deux fois plus les autres véhicules en moyenne (140 fois en 20 minutes, contre 70 en moyenne lors d’une écoute de musique à plus bas BPM).

Cela s’expliquerait en partie par le fait que la fréquence cardiaque a tendance à être plus élevée lors de l’écoute d’une musique à plus de 120 BPM.

Néanmoins, l’étude a été réalisée à partir de morceaux à plus de 120 BPM issus exclusivement du rock. Les musiques électroniques étant exclues de l’expérimentation, cette conclusion pourrait ouvrir la voie à d’autres questionnements tels que : quel style musical fait rouler le plus vite ? Est-ce qu’écouter du gabber en roulant augmente la consommation d’essence ? Peut-on écouter de la musique électronique au volant sans risquer l’excès de vitesse ? Des questions que seule la Science pourrait résoudre…

La description de l’étude est à retrouver ici.

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