Amsterdam : le DGTL devient le premier festival éléctronique 100% éco-durable

Écrit par Erwan Lecoup
Photo de couverture : ©Jordy Brada
Le 28.02.2020, à 11h49
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©Jordy Brada
Écrit par Erwan Lecoup
Photo de couverture : ©Jordy Brada
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Renforçant au fil des années son caractère durable, le DGTL souhaite placer la barre encore plus haut pour sa 8ème édition. Les 11 et 12 avril prochains, le festival hollandais a pour objectif de devenir le premier événement de musique électronique 100 % circulaire, grâce à plan d’étude développé avec des chercheurs au fil des années.

À Amsterdam, le festival DGTL, pionnier dans le domaine de l’innovation et de la durabilité écologique depuis 2013, va passer un nouveau cap cette année. Pour sa 8ème édition, l’objectif est de devenir le premier festival de musique électronique à être 100 % circulaire, à tous les niveaux de consommation : énergie, eau et assainissement, alimentation, déchets et mobilité. DGTL va même plus loin. En lien avec des équipes de chercheurs, un plan circulaire à l’échelle micro-communautaire a été créé pouvant être appliqué à un festival, mais aussi transféré à un niveau plus large, comme pour la planification urbaine d’une ville.

Un festival n’est ni plus ni moins une version miniature et temporaire d’une communauté. Les gens y travaillent, consomment, se déplacent, mangent et dorment, générant différents flux comme de l’argent, de l’énergie, de la nourriture et de l’eau, mais aussi des échanges de connaissances ou de créativité. Une sorte de laboratoire vivant pour l’innovation circulaire à plus grande échelle, dans les quartiers et les villes en quête de transition énergétique de forme d’assainissement plus durable. Un projet soutenu dans son intégralité par la ville d’Amsterdam.

Énergie

L’objectif est d’utiliser au maximum de sources d’énergie renouvelables, comme le soleil et le vent. Le festival a également installé des boîtiers électriques supplémentaires aux NDSM Docklands, où se déroule l’événement, permettant d’améliorer l’accès au réseau électrique principal. Sans oublier que cette année le DGTL se sépare de ses générateurs diesel traditionnels.

Eau et assainissement

Un projet pilote est lancé en collaboration avec la ville d’Amsterdam, avec pour objectif de transformer l’urine en eau grise (réutilisable pour certaines tâches) et les selles en compost.

Nourriture

En 2016 une aire de restauration sans viande a été instaurée, puis l’utilisation d’aliments provenant de récupération et de produits imparfaits. Cette année au menu : des plats 100 % végétaliens composés par des chefs.

Mobilité

La majeure partie des émissions de gaz à effet de serre provient des déplacements des visiteurs. Mais également des vols des artistes, le transport des fournisseurs et l’utilisation de machines pendant le processus de montage/démontage produisant une consommation de combustibles fossiles non négligeable. Cette année le DGTL abandonne le diesel pour le biodiesel, réduisant près de 89 % les émissions de CO2 dans ce domaine. Le festival propose également des tarifs préférentiels au public afin de le faire venir en train, et en évitant l’avion autant que possible.

C’est donc un programme ambitieux et honorable pour le DGTL et sa responsabilité en termes de durabilité. C’est sans compter sur l’adaptabilité de ce nouveau plan d’étude, permettant à tout organisateur de festival d’établir à quel point son événement est réellement circulaire, et ainsi agir sur les différents niveaux de consommation de manière mesurée.

Toutes les informations sont à retrouver sur le site Internet du DGTL.

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