Amitié : Faut-il privilégier la qualité à la quantité ?

Écrit par Clarisse Prevost
Le 06.06.2022, à 19h36
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Écrit par Clarisse Prevost
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Better tot have a few friends than a lot of shitty ones.

On vous parlait dans un article d’une étude selon laquelle l’humain serait capable de gérer 150 relations humaines, 5 personnes composant le cercle d’êtres chers, une quinzaine celui des amis proches,  et de 50 le cercle des amis, le reste étant consacré aux moins profondes connaissances. Mais est-ce qu’un nombre très minime d’amis ne serait-il pas finalement préférable, l’amitié étant une affaire du temps investi ?

En effet, le fait d’avoir de nombreux amis se révélerait très utile, car si ces relations sont bienveillantes et durables, on finit – avec le temps qui passe – à avoir de plus en plus d’alliés. Une étude réalisée en 2012 prétendrait d’ailleurs que les personnes qui ont des contacts réguliers avec 10 amis ou plus au milieu de leur vie présentaient des niveaux de bien-être psychologique plus élevés que celles qui en avaient moins de 10. Cela réduirait le stress, améliorerait la santé physique et notre vie s’en verrait plus satisfaite. Hors, Marisa Franco – psychologue et experte en amitié, auteure du livre Platonic : How the Science of Attachment Can Help You Make – and Keep – Friends. – explique : “Si vous pouvez être vraiment profond avec une personne, cela va être puissant et avoir un impact, et vous n’avez pas besoin d’avoir une tonne d’amis.” Ce serait donc les confident proches qu’il faudrait chérir, au lieu de s’élancer dans une course effrénée de rencontres.

Et selon le chercheur Jeffrey Hall, il faudrait a priori passer 200 heures avec une personne pour atteindre un niveau d’intimité poussé. Alors qui choisir ? Ceux qui nous donnent de l’énergie au lieu de se qui nous la retirent; ceux qui nous acceptent plutôt que ceux qui nous jugent et nous incitent à l’auto-censure; ceux qui nous valorisent plutôt ceux qui nous dénigrent. “Nos relations plus profondes nous aident à nous sentir aimés pour ce que nous sommes vraiment plutôt que pour ce que nous disons à tout le monde que nous sommes“, explique la psychologue Andrea Bonior. Un bon indicateur est souvent de se demander à qui nous aimerions parler quand les choses vont mal. Selon Bonior, chacun de nos amis proches peut jouer dans notre vie un rôle précis. Avec l’un l’on parlerait de nos soucis professionnels, un autre de sujets sentimentaux . “Il n’y aura pas un seul ami qui couvrira tous les aspects de votre vie“. Et finalement, il ne faut pas négliger les petits plaisirs que sont ces conversations informelles avec des presqu’inconnus, qui sont tout autant des belles façons d’interagir – avec certes moins d’enjeux, mais pas moins riches, même si furtives.

PS : Un skill important est de savoir reconnaître les amis toxiques, manipulateurs et dissimulateurs dont on ne parvient à déceler les véritables intentions. On vous en parlait ici.

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