À voir : la Boiler Room complètement folle du Camion Bazar à Nuits sonores

Écrit par Alexis Tytelman
Photo de couverture : ©D.R
Le 07.06.2019, à 09h41
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Écrit par Alexis Tytelman
Photo de couverture : ©D.R
Ce weekend à Nuits sonores, le Camion Bazar a marqué les esprits. Représentés par ses lieutenants Benedetta et Romain Play, le collectif a livré une performance folle, classée par Resident Advisor dans les cinq meilleurs moments du festival. Une véritable consécration pour un duo qui, après des années à écumer les festivals avec sa petite scène mobile, occupe désormais le main stage.


Au départ, on connaissait surtout le Camion Bazar pour sa petite scène mobile trimballée de festivals en festivals. Puis, on appris que Romain Play, commandant en chef des troupes pailletées, était non seulement DJ hors-pair, mais aussi producteur de talent. L’EP Silent Bloc, qui a permis au crew de lancer son propre label en mars 2019, en témoigne. Mais avec sa performance réalisée à Nuits sonores sur la scène Boiler Room, le duo formé par Play et Benedetta a franchi un cap. Au point d’etre élu parmi les cinq meilleurs performances du festival par Resident Advisor aux cotés de Yu Su, Nubya Garcia, James Blake et Willikens & Ivkovic

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Live, DJ set, DJ set hybride, difficile de qualifier cette heure et demie passée, depuis nos écrans ou la foule, à regarder ce mix. À la complémentarité habituelle entre les transitions précises de Benedetta et les envolées percussives de Play se sont en effet ajoutées un saxophoniste et une pléiade de joyeux fétârds déguisés qui, en envahissant la scène, ont font passer le mix dans une autre dimension.

Coté musique, c’est la leçon. D’abord, une introduction baléaric flamboyante à l’aide de samples de steeldrum joués à la batterie électronique. Puis une bonne heure à naviguer entre hymnes house, electro et techno pour chauffer la salle à blanc. Et le chef d’oeuvre  “Sheep“, de Pink Floyd retentit. C’en est trop pour Benedetta, qui se met à sauter comme un cabri et à tourner sur elle-même alors que Play se lance dans un délire drum’n’bass digne de Human Traffic. Après un final mémorable sur “Somebody Else’s Guy“, de Jocelyn Brown, Romain Play ferme la danse avec un solo épileptique dont les dernières notes atteignent la Voie lactée par le truchement d’une pédale de delay.

« Seigneur, ce set m’a fait voir des fantômes et les arbres se parlent entre eux. Que quelqu’un appelle Batman », commente un internaute. Une réaction à peine exagéré face à une performance qui, on l’espère, pourrait bien faire décoller la carrière du duo à l’international.

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