À voir : FKJ dévoile comment créer des boucles en live dans une vidéo

Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©D.R
Le 06.01.2020, à 17h13
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Photo de couverture : ©D.R
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Multi-instrumentiste et producteur réputé, le Français FKJ s’est imposé en quelques années comme l’un des producteurs électroniques les plus talentueux de son époque. Dans une vidéo, il livre l’un des techniques qui l’a conduit aux sommets : le live looping.

Le multi-instrumentiste virtuose FKJ présente le live looping, une technique qui consiste à superposer des boucles de différents instruments. Il l’utilise régulièrement en concert et pour un jam au débotté, comme quand, à Chicago, il avait donné, en transe, un aftershow dantesque en superposant des boucles en solo pendant trois heures, en « autosampling » comme il dit. Depuis, comme « possédé par cette technique », il n’arrive plus à s’arrêter. Bienvenue dans le cerveau fertile de FKJ.

Dans le studio, FKJ a installé tout son matériel, ses instruments sont disposés en cercle autour du clavier et du contrôleur, qui permet (via le plugin Ableton Looper) de mettre en boucle chaque élément. « C’est vraiment le côté spontané qui est intéressant. Tu as 15-20 secondes pour décider de ta loop. Et une fois qu’elle est partie tu auras 15 secondes pour décider de la mélodie de la suivante. Ton cerveau fonctionne moins et ton instinct prend le dessus. » Avec cette technique, FKJ est en quête d’imperfections, parce qu’« une musique parfaite, c’est souvent chiant ». Il teste les micros en frappant dans ses mains, créant un rythme qu’il pourra aussi sampler et intégrer dans la création. Une technique à la portée de tous, ou presque : « Le concept n’est pas difficile à mettre en place. Commencer et finir une boucle est assez simple, mais après, il faut avoir des idées. »

FKJ est lancé, et ses mains virevoltent dans le studio. Après avoir échafaudé une mélodie qui le satisfaisait sur le piano, il la met en boucle puis enfile la sangle de la basse, et bricole en même temps un de ses beats dissymétriques sur la boîte à rythme. Le morceau commence à prendre forme. FKJ ajoute une ligne de basse, qui le fait glisser dans la douce torpeur caractéristique de sa musique, accentuée par les quelques accords plaqués à la guitare passés au delay. Pour finir, le musicien agrippe son saxophone et balance quelques notes. Tous les éléments sont posés. Il ne reste plus qu’à dodeliner de la tête.

La construction terminée, FKJ attaque la phase du montage. Avec tous les instruments en boucle, il n’a plus qu’à utiliser son contrôleur pour éditer le morceau, couper les basses ou la guitare, assigner un effet sur tel ou tel instrument « Là, ça devient de l’édit, je fais un montage des loops que j’ai sur le moment. Je peux ajouter des overdubs, refaire des accords différents sur la ligne de basse, tout est possible. Dans la musique et même dans les autres formes d’art, on a tendance à trop utiliser le cerveau et pas assez les émotions. La technique du live looping, avec la spontanéité qui l’accompagne, permet de créer des choses qui sont plus ressenties, qui sortent vraiment de toi. Tu n’as pas le temps de réfléchir, c’est vraiment : tu mets tes tripes ou tu te plantes », conclut-il. Et alors que l’équipe commence à remballer le matériel, le démon le reprend et FKJ retourne au clavier. Quand on est partis du studio, il était encore en train de jammer…

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