À voir : Aphex Twin a trollé Mélenchon, JUL, Mbappé et Aya Nakamura à Rock En Seine

Écrit par Alexis Tytelman
Le 26.08.2019, à 10h06
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Écrit par Alexis Tytelman
Ce dimanche 25 août, les fans d’Aphex Twin ont été comblés. Pour son retour en France après 8 ans d’absence, le Mozart du breakcore a livré lors du closing du festival parisien Rock En Seine une prestation tout aussi époustouflante musicalement qu’hilarante sur le plan visuel. 

Après 8 ans d’absence, Aphex Twin a fait son grand retour en France le week-end du 25 août. Sur la scène principale de Rock En Seine, les festivaliers ont pu découvrir une performance audiovisuelle aux allures de fin du monde et, à la surprise générale, teintée d’humour.

« J’espère qu’on est pas les seuls à être venus pour Aphex », pouvait-on entendre dans les allées du domaine national de Saint-Cloud en fin d’après-midi. Angoisse compréhensible, tant sa programmation sur un festival “grand public” a surpris des fans ayant depuis longtemps abandonné tout espoir d’apercevoir la légende sur le sol français. 

Une heure avant le début du show, une petite horde de fans s’agglutine donc religieusement devant les barrières alors que, quelques centaines de mètres plus loin, la pop rock énergique de Foals fait sensation. Pour combler cette phase d’attente qui, AFX oblige, s’éprouve comme une préparation à la guerre (sonore), des textures menaçantes annoncent la couleur : le show sera sombre et industriel. 

Accueilli en héros, le maestro de l’IDM entame sa prestation par 20 minutes d’introduction expérimentale avant d’entrer dans le vif du sujet. Un mélange de noise, breakcore, IDM et techno aussi imprévisible qu’apocalyptique, ne laissant que de rares moments de respiration à l’auditeur. Tandis que les fans exultent devant ce cataclysme sonore magnifié par des visuels épileptiques signés Weirdcore, de nombreux spectateurs sont interloqués. Face à la violence inouïe, parfois à la limite du supportable, déversée par Richard David James, certains préfèrent profiter de la prestation à distance. D’autres fuient.

Mais à mi-parcours, un coup de génie supplémentaire fait entrer le concert dans une autre dimension. Les visages déformés des joueurs de l’équipe de France de football s’affichent sur les écrans, déclenchant les applaudissements d’un public encore pétri d’orgueil, 1 an après le sacre des Bleus. Et puis Coluche, Gad Elmaleh, Brigitte Bardot, Aya Nakamura, JUL, Samy Naceri, Jane Birkin, Johnny Halliday, Alexandre Benalla, Michel Houellebecq… Un véritable panthéon de personnalités hexagonales est convoqué alors que la musique, elle, continue sa valse démente. Merci pour ce moment, comme dirait l’autre.

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