À Paris, le club Faust fait le grand écart entre collectifs underground et grosses têtes d’affiche

Écrit par Mathieu Fageot
Photo de couverture : ©Maxime Chermat
Le 28.04.2017, à 13h25
02 MIN LI-
RE
©Maxime Chermat
Écrit par Mathieu Fageot
Photo de couverture : ©Maxime Chermat
Pour ce mois de mai, le célèbre club situé sous le pont Alexandre III révèle une programmation éclectique, mêlant collectifs locaux et DJ’s à la renommée internationale, ce qui correspond à la volonté du Faust à se positionner en tant que club “crossover” des nuits parisiennes.

Pendant longtemps, le Faust était le petit frère du Showcase, situé sous les mêmes voûtes en pierre du pont Alexandre III. Ses rangées de LED campées au plafond évoquaient aussi le Watergate pour les touristes du clubbing berlinois. Mais le Faust a fini par trouver sa propre identité, avec une programmation techno/house plutôt flashy, à laquelle se sont accolés récemment les collectifs plus underground de la capitale, avec la Mamie’s ou le Camion Bazar, qui dénotent un peu avec le côté luxueux du spot, calé entre les Invalides et le Grand Palais.

“Le Faust offre un cadre élégant, chic, mais toujours accessible”, estime toutefois Anthony Ferrat, le directeur artistique de l’agence Miala, qui gère la programmation du club. Programmateur des Nuits Electriques à Lille, de Kolorz à Carpentras, ou de l’Ososphère à Strasbourg, Anthony définit le Faust comme “un crossover qui mélange les différentes tendances”. “On aime que les gens aient le sourire, on n’est pas un club ultra-pointu uniquement axé sur une programmation techno. On est qualitatifs sans être élitistes”.

Pour la programmation, le Faust bénéficie de la force et à l’ancienneté de Miala qui possède “un catalogue d’artistes maison”. Un vaste spectre de DJ’s allant des best-sellers Sven Väth, Kungs, aux valeurs sûres du circuit international Len Faki, Dubfire Adam Beyer ou Claptone, et des DJ’s parisiens comme Traumer ou la Mamie’s.

“Programmer tous ces DJ’s différents, ça correspond à cet esprit d’ouverture qu’on défend. Quand le Camion Bazar vient, on leur laisse carte blanche, ils débarquent avec leur prog, leur déco et surtout leur bon esprit. Leur public suit et se mixe au nôtre. Il n’y a pas un gouffre entre les deux.” Un public qui reste fidèle, comme le prouvent les 700 cartes de membres vendues par le Faust à ses clients. “Il faut de tout pour faire un club !”

Ce mois de mai nous offre justement un parfait aperçu de la volonté du club de sortir le nez du tunnel avec Polo & Pan (qui viendront fêter la sortie de leur nouvel album), Fatboy Slim, 2ManyDJ’s ou encore Stephan Bodzin, Miala affirme sa volonté de s’ouvrir à tous. “On programme évidemment des têtes d’affiche, ça fait vitrine, mais on ne peut pas faire que ça. Un club, ça vit avec des collectifs, des résidents, c’est l’âme du lieu, c’est très important. ». Les collectifs Dansons Paris ou Divine, qui représentent, selon Anthony, “la nouvelle French Touch”, auront ainsi respectivement carte blanche les 6 et 19 mai. 

La programmation complète est disponible sur le site du Faust.

Newsletter

Les actus à ne pas manquer toutes les semaines dans votre boîte mail

article suivant