À écouter : Folamour sort des sentiers avec un nouvel album inattendu : “The Journey”

Écrit par Trax Magazine
Photo de couverture : ©D.R.
Le 14.06.2021, à 12h18
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©D.R.
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Plus de deux ans après la sortie de son dernier album, Folamour est de retour avec un nouveau projet baptisé The Journey qui témoigne du long chemin qu’a parcouru le DJ et producteur français depuis ses débuts.

C’était en 2019. Autant dire il y a une éternité, bien avant que la pandémie ne rebatte toutes les cartes et oblige chacun à revoir ses plans. À l’époque, Folamour était sur les routes sans arrêt, constamment en train de jouer aux quatre coins du monde. Et puis plus rien. Comme tout le monde, le musicien s’est retrouvé au chômage technique une fois les clubs fermés. L’occasion idéale pour prendre le temps de composer et d’envisager la musique autrement. C’est de ce ralentissement qu’est né l’album The Journey.

Contrairement à ses premiers projets comme Umami en 2017, Folamour a peu à peu délaissé les samples dans sa musique pour se tourner toujours un peu plus vers la composition et les instruments. « À l’époque, j’écoutais beaucoup de hip-hop, j’aimais bien la house samplée et des choses comme Theo Parrish. Donc ça me semblait logique d’aller moi-même chercher dans mes disques des morceaux à triturer et à mettre en loop », explique-t-il aujourd’hui. « La musique que j’ai envie de faire me prendra des années à developper. Du coup, chacun de mes albums est vraiment une sorte de point d’étape sur mes compétences à ce moment-là. » S’il sait maintenant écrire des instrumentations pour cordes ou des parties cuivre, le vrai palier franchi sur The Journey se situe ailleurs : du côté de la voix.

Car sur ce disque, le musicien n’a pas eu peur de se dévoiler en s’attelant à l’écriture de paroles et en passant derrière le micro. Un défi personnel que Folamour réussit avec brio, prouvant au passage que sa musique s’accorde à merveille à davantage de mélodies vocales. « On s’imagine toujours que la musique électronique doit être instrumentale, ou alors que c’est au maximum des voix low-pitchées qui disent ‘Ecstasy’ » s’amuse le DJ. Sur un morceau comme “La fin des vacances”, Folamour donne même de la voix en français, le temps d’un titre empreint d’une mélancolie propre aux derniers jours de l’été.

MaisThe Journey est aussi l’occasion de quelques collaborations remarquables comme sur le titre du même nom avec Zeke Manyika, batteur et chanteur originaire du Zimbabwe, ayant notamment fait partie du groupe Orange Juice dans les années 80. La chanteuse londonienne Tertia May (sur “Rue de Paradis”) ainsi que le musicien anglais SG Lewis (sur “Lost In Space”) sont aussi de la partie, donnant parfois à l’album une coloration UK du plus bel effet.

Sur le titre “Just Want Happiness“, Folamour semble laisser entendre qu’après tout, ce long parcours musical qu’il a entamé il y a maintenant 5 ans n’a finalement que pour but de trouver le bonheur. Nul doute qu’il s’en rapproche car le 31 octobre prochain, il aura l’honneur de défendre The Journey sur la scène prestigieuse de l’Olympia à Paris. Une première dans sa carrière. Mais certainement pas la dernière.

©Baptiste Le Quiniou
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