2008-2018 : comment le Rex Club est resté au sommet face à la nouvelle concurrence techno

Écrit par Valentine Watrin
Le 05.01.2018, à 11h57
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©D.R.
Écrit par Valentine Watrin
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Il y a 30 ans, le Rex Club ouvrait ses portes et signait le début des grandes heures de la fête house et techno à Paris. Mais ces dix dernières années ont marqué pour l’enseigne une nouvelle ère de défis : face à l’explosion de la musique électronique et à une concurrence sérieuse dans le milieu de la nuit, le Rex a dû se redéfinir. L’enjeu ? Se maintenir dans la course et rester à la pointe de la programmation.

Le club mythique fête son trentième anniversaire, traversant sans encombre les âges et les mutations de la scène parisienne. Ca valait bien un numéro dédié de Trax, qui donne ce mois-ci la parole aux femmes et aux hommes qui l’ont hissé au top, afin de revenir sur ces dix dernières années de tumulte, de la période Pulp/Social Club à l’explosion des cachets et la multiplication des soirées à plusieurs milliers de personnes.

   « Christian Paulet : Il y a toujours eu des concurrents, ils sont passés, et le Rex est resté. Il y a eu des moments de concentration forte, plusieurs lieux qui ouvrent en même temps, une euphorie. J’ai toujours trouvé ça très sain. Ça sollicite un même public, c’est vrai, mais ça l’enrichit et ça lui donne envie de sortir et d’explorer. Et ça oblige à se dépasser, ça empêche de s’endormir. C’est capital.

Fabrice Gadeau : J’en ai vu arriver 50 des clubs… J’ai toujours dit que si tu veux bien travailler, ne regarde pas ce que font les autres et fais ce que t’as à faire.

Molly : Je trouvais que c’était bien pour la scène à Paris et pour les artistes. Lorsqu’ils viennent jouer toujours au même endroit, ils se relâchent un petit peu. Ça permettait de se faire connaitre d’un public qui allait à la Machine ou à Concrete. On se lâchait, on faisait tout ce qu’on avait envie de faire. Il y avait vraiment un intérêt, de la part du public comme des médias. On essayait plein de choses tout le temps, et ça fonctionnait. La journée, on a fait le Pitch Your Sunday (pour les enfants, NDLR), mais aussi des projections de documentaires liés à la musique au Grand Rex. On a ouvert les mercredis, les dimanches soir.

Fabrice Gadeau : C’était les années fastes. Paris devenait presque l’équivalent de Berlin.« 

L’intégralité des témoignages de Fabrice Gadeau, directeur du Rex, son prédécesseur Christian Paulet, et de ses programmateurs Rémy Baiget, Molly et Clara Buot est à découvrir sur six pages dans le numéro #207 de Trax Magazine, disponible en kiosque et sur notre store en ligne.

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